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Porté par une cinquantaine d’hommes et de femmes depuis 2014, TERA est un projet expérimental situé dans le Lot-et-Garonne. Une ferme, un écohameau, un centre de formation et d’autres activités économiques seront à terme répartis sur trois lieux différents, dont un a été acheté grâce à un prêt de la Coopérative Oasis. L’objectif ? l’autonomie et la résilience d’un territoire sur un rayon de 30km. Tour d’horizon d’un projet unique en France par son approche globale.
La plateforme de supervision informatique AIOps de Centreon offre une visibilité globale des workflows IT complexes, du cloud jusqu’à l’Edge.
Les loisirs structurent désormais nos sociétés plus sûrement que le travail, qui ne représente qu’une petite partie de nos vies. C’est la thèse défendue par le sociologue Jean Viard dans «Le Triomphe d’une utopie».
Sur quels aspects de cette période estimez-vous que la recherche a progressé ?
Je crois que c’est dans la précision sur l’application des mesures antisémites en France. Nous avions émis l’hypothèse que les mesures avaient bien sûr été appliquées mais, en rédigeant le livre, nous manquions d'informations. Maintenant, nous savons qu’elles ont été appliquées sans hésitation. Pas seulement par les antisémites farouches du Commissariat général aux questions juives, mais aussi par les hauts fonctionnaires qui venaient de la République, estimant que la loi était la loi, qu’il fallait rétablir l’autorité de l’Etat, fonder un nouveau régime et faire une nouvelle France. Cet esprit de renouveau séduisait beaucoup de gens. Même François Mauriac, avant d’entrer dans la Résistance, écrivit dans les premières semaines du régime de Vichy que Pétain était la figure rêvée de la civilisation française. L’idée que la France pouvait se renouveler était extrêmement puissante et répandue. Donc, presque à 100 %, les fonctionnaires qui ont servi le nouveau régime, ont tenu à appliquer la loi, pour rétablir l’autorité de l’Etat et mettre en œuvre la politique antisémite de Vichy.
Le régime de Vichy a mis en place les premiers instruments de planification de l'économie par l'État en France, parallèlement aux réflexion identiques menées par le comité général d'étude du Conseil national de la Résistance à partir de 1942-1943 ainsi que par le Comité français de la libération nationale à Alger en 1944. Le régime de Vichy créé la délégation générale à l'Équipement national (DGEN) (loi du 23 février 1941) et décide du principe d'un plan (loi du 6 avril 1941). La DGEN présente en mai 1942 en un document de 600 pages un plan de 10 ans visant un rattrapage industriel et technologique et une urbanisation contrôlée[18]. Ce plan ne prévoit pas de nationalisation, le rôle de l'État étant de stimuler, orienter et financer l'investissement privé, mais non de le remplacer.
Les réalisation issues du plan de Vichy furent limitées. Concernant les grands travaux : mises en valeur de la Sologne et de la Crau, prémisses du pont de Tancarville, tunnel de la Croix-Rousse à Lyon, plusieurs chantiers de barrages hydro-électriques[19]. Au total, seule la "tranche de démarrage" sur deux ans du plan fût lancée mais elle sera reprise par le gouvernement De Gaulle à l'automne 1944[20]. Pour sa part, la DGEN servira pour une part de base au futur Commissariat au plan, avec presque le même personnel[21] et pour une part "l’ossature du Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme dirigé par Raoul Dautry" en 1944 selon le politilogue Romain Pasquier (CRNS-IEP de Rennes)[22].
L'historien américain spécialiste de Vichy Robert Paxton estime que "c’est dans l'administration publique, dans la modernisation et la planification économique que les mesures – et le personnel – de Vichy se perpétuent avec le plus d’évidence" après 1945[23].
LE fascisme. Voilà l’un des mots emblèmes de ce siècle. Mille fois, il a été clamé dans la rue, pendant les années 30, d’abord, puis repris dans bien des manifestations : « Le fascisme ne passera pas. »
Le fascisme. Ce mot est devenu une insulte. Et, le plus souvent, les hommes politiques, quel que soit leur camp, en affublent leurs adversaires.
Qui le revendique encore ? Ce mot a été tant de fois employé, appliqué à des hommes différents, à des groupements opposés, qu’on ne sait plus le distinguer précisément de son frère, le nazisme. Fascisme, nazisme, n’est-ce pas la même chose ? L’Allemagne nazie a, d’ailleurs, joué un tel rôle dans l’histoire du siècle, elle a, à tel point, monopolisé la violence, et les condamnations, Hitler a tenu, à tel point, le devant de la scène, qu’on oublie que le fascisme, au sens précis du mot, est né ailleurs et que Hitler n’a pas été le créateur de ce mot, de cette idéologie, de ce parti.
Fascisme, Etat totalitaire : ces mots, qui sont les plus significatifs du XXe siècle, sont nés à Rome et leur inventeur fut Benito Mussolini, un homme souvent caricaturé et qui prêtait, parfois, à rire. Quand on le voit, encore aujourd’hui, dans les bandes d’actualité de l’époque, on rit incontestablement. Et quand Charlie Chaplin, dans le Dictateur, met en scène Hitler et Mussolini, c’est d’abord de Mussolini dont on rit
Les hommes politiques français de l’époque l’appelaient « César de Carnaval ». C’est vite dit. Ce César de carnaval gouverna l’Italie de 1922 à 1943 et ce Duce, dont on rit encore, fut, en fait, le précurseur de Hitler…
La British Union of Fascists (BUF, en français Union britannique des fascistes) était un parti politique britannique d'inspiration fasciste fondé en 1932 par Sir Oswald Mosley.
Fondé le 1er octobre 1932 à la suite d'une entrevue entre Oswald Mosley et Benito Mussolini, le parti se développe rapidement en se structurant autour d'un siège, d'un organe de presse et d'un service d'ordre militarisé (les Black Shirts, ou « Chemises noires »). En 1934, le mouvement compte 50 000 adhérents2 et une centaine de milliers de sympathisants, et atteint son apogée en 1939, lors du meeting d'Earl Court.
L'incroyable alphabétisation du monde
DATA. Aujourd'hui, 86 % de la population mondiale est alphabétisée, mais beaucoup ignorent ce progrès. Alors, c'était vraiment mieux avant ?
Par Thomas Mahler
Publié le 10/09/2019 à 16h39
En France, le taux d'analphabétisation est de 1 %, soit le même niveau que tous les pays occidentaux.
Temps de lecture : 3 min
C'est, de toutes les données positives, celle qui réjouit le plus ceux qui pensent que le progrès est une chose concrète. Jusqu'au début du XIXe siècle, l'alphabétisation fut le privilège d'une petite élite. Mais, durant ce siècle, le taux d'alphabétisation doubla, pour être supérieur à 20 % en 1900. Le XXe siècle fit encore bien mieux en quadruplant le taux d'alphabétisation, qui dépassa les 80 % en 2000. En 2016, selon l'Unesco, le taux d'alphabétisation des adultes dans le monde s'élevait à 86 %. Si on se concentre sur les jeunes (entre 15 et 24 ans), c'est encore plus spectaculaire avec 91 %. Cela s'explique par le fait que, dans de nombreux pays du Moyen-Orient ou d'Afrique du Nord, plus de trois quarts des personnes de plus de 65 ans sont analphabètes, preuve des progrès considérables effectués sur une ou deux générations.
Des différences subsistent entre les sexes, avec un taux mondial d'alphabétisation qui est de 90 % pour les hommes contre 83 % pour les femmes. Mais ces écarts sont surtout marqués en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, tandis qu'en Europe ou dans toute l'Amérique, l'égalité règne. Signe encourageant, cet écart de genre se réduit depuis 1990 dans toutes les régions, les taux d'alphabétisation des femmes progressant plus vite que ceux des hommes.
En France, le taux d'analphabétisation est de 1 %, soit le même niveau que tous les pays occidentaux. Il ne faut pas le confondre avec celui de l'illettrisme, qui concerne les personnes scolarisées n'ayant pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l'écriture, du calcul, et qui s'élève à 7 % en France pour la population adulte âgée de 18 à 65 ans.
L'éducation, créatrice de richesse
Comme l'explique le psychologue cognitiviste et professeur à Harvard Steven Pinker dans Le Triomphe des Lumières (Les Arènes), « le développement de l'éducation – et son premier dividende, l'alphabétisation – est le porte-étendard du progrès humain ». En effet, l'éducation est corrélée à une meilleure nutrition ou à la protection des rapports sexuels, qui améliorent les conditions de vie tout en faisant baisser les taux de fécondité. L'éducation s'avère aussi créatrice de richesse. « Dans le monde en développement, une jeune femme ne peut même pas travailler comme domestique si elle est incapable de lire une note ou de compter des provisions, et atteindre les barreaux supérieurs de l'échelle professionnelle exige des capacités toujours plus grandes, notamment la compréhension de domaines techniques. Les premiers pays qui ont réussi, lors de la Grande Évasion, à échapper à la pauvreté universelle au XIXe siècle et les pays qui ont connu la croissance la plus rapide depuis sont ceux qui ont prodigué l'éducation la plus intensive à leurs enfants », écrit Steven Pinker. Et selon différentes études (Rindermann, 2008 ; Teixeira et al, 2013 ; Welzel, 2013), les personnes instruites sont moins racistes, sexistes, xénophobes, homophobes et autoritaires.
Mais comme pour beaucoup de progrès, le niveau d'éducation est totalement sous-estimé, surtout vu de nos nations occidentales. Le regretté médecin et statisticien suédois Hans Rosling, auteur du merveilleux Factfulness (Flammarion), avait interrogé 12 000 personnes dans 14 pays différents pour mesurer le niveau de préjugés négatifs. À la question, « dans les pays à faibles revenus, combien de petites filles finissent l'école primaire ? », les sondés avaient le choix entre trois réponses : 20 %, 40 % ou 60 %. En moyenne, 7 % seulement d'entre eux ont choisi la bonne réponse, à savoir 60 %. Statistiquement, même en ignorant tout de cette question, ils auraient dû être 33 % à cocher la bonne case...