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L’Association VIVRE LIBRE développe, partage et transmet, à travers différents moyens d’action, une approche réaliste du sens de l’existence, de la psychologie humaine et de l’éducation qui ouvre la porte à une révolution intérieure et sociale.
Son but est d’impulser un mouvement d’éveil de la conscience, de transformation des modes de pensée et d’action, afin de permettre à chacun de vivre de façon constructive l’époque charnière que nous traversons et de participer à l’édification d’un futur souhaitable pour l’humanité.
« Un jour viendra où l’on jugera notre société non à la manière dont elle a dominé la nature, mais à la part de sauvage qu’elle aura été capable de sauvegarder. »
Le mouvement
La désobéissance fertile est un mouvement dont la volonté absolue est de préserver les êtres vivants et de régénérer les écosystèmes lorsque ces derniers ont été dégradés ; cela par tous les moyens.
Trois piliers fondamentaux ancrent la philosophie de la désobéissance fertile :
- S’intégrer dans la Nature
- Aggrader les territoires
- Ne pas attendre que les lois changent pour agir
L’espèce humaine n’est pas condamnée à dégrader les milieux qui l’abritent.
Nous pouvons toutes et tous devenir des gardiens des Vivants.
Et justement, on vous invite à en devenir ces gardiens.
L’électroculture ! Que ce cache-t-il derrière ce mot composite ? Une nouvelle pratique de culturisme ? Où l’homme aidé par un ensemble de machines connectées au réseau électrique ne fournit plus aucun effort pour prendre de la masse musculaire ?
Non non, il n’en est rien, quoique… Relégué au banc des expériences de « jardinage alternatif », ce domaine encore peu connu du grand public, émerge à nouveau. Au travers de pratiques souvent isolées, menées par des jardiniers amateurs curieux, des scientifiques avertis, peu à peu, des retours d’expériences, des preuves d’efficacité s’accumulent.
D’un point de vue global, l’électroculture consiste en l’utilisation, la canalisation et la propagation des flux électriques et magnétiques présents naturellement, partout, autour de nous. Cela dans le but de favoriser, par exemple, la croissance de la vie végétale.
Les premières traces de l’utilisation de courants électriques naturels remontent aux Égyptiens. En Europe, on ne trouve pas, ou peu d’informations relatives à la pratique de ce type avant le 17ème siècle. Depuis lors, nombre d’expérimentations à plus ou moins grandes échelles ont vu le jour. Que ce soit en Grande-Bretagne, en Russie, aux États-Unis, en France, en Belgique, au Japon, en Inde… les résultats sont là, confortant les chercheurs, qu’ils soient scientifiques reconnus ou bien amateurs avertis.
De nombreuses questions entourent ce sujet controversé. Qu’entendons-nous par énergie ? Quelles sont les méthodes, les pratiques ? Est-ce encore une énième méthode révolutionnaire sortie de nulle part, prometteuse de rendements inimaginables ? Comment par exemple, de simples tiges de cuivre associées à du zinc, des fils de fer enterrés dans le sol, des aimants orientés selon un axe précis, ont le pouvoir de stimuler la croissance des semences, des plantes, d’encourager nombres de processus du vivant ?
Comment cultiver la luffa en région parisienne
C’est en 2005 que j’ai obtenu les meilleurs résultats
Mais d’abord, présentons la lufa cylindrica :
c’est une espèce de courge
qu’on fait sécher pour obtenir une éponge végétale
qui peut servir comme gant de crin,
pour faire la vaisselle,
comme décoration…
On la trouve aussi sous le nom de courge éponge.
Question écrite n° 15799 de Mme Laurence Cohen (Val-de-Marne - CRCE)
publiée dans le JO Sénat du 07/05/2020 - page 2067
Mme Laurence Cohen attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur l'assouplissement des règles d'étiquetage des produits alimentaires pendant la durée de la crise sanitaire du Covid-19.
En effet, comme l'a dénoncé l'organisation non gouvernementale Foodwatch, vendredi 24 avril 2020, les fabricants sont autorisés à « produire des denrées dont la composition diffère de ce qui est indiqué sur l'étiquette ». Ils peuvent ainsi modifier les recettes sans en avertir les consommateurs. Cela vise à aider l'industrie agroalimentaire qui rencontre des difficultés d'approvisionnement en cette période de crise.
La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a confirmé cette « tolérance ponctuelle » de « modifications mineures » et assure qu'il n'y a aucun risque notamment pour les consommateurs allergiques à certains produits.
Néanmoins, elle lui demande comment permettre aux consommateurs de consulter la liste précise des produits concernés et des modifications effectuées, ainsi que d'être tenus informés de ces changements de la manière la plus transparente possible dans les supermarchés.
Transmise au Ministère de l'économie, des finances et de la relance
Réponse du Ministère de l'économie, des finances et de la relance
publiée dans le JO Sénat du 04/02/2021 - page 748
Au printemps 2020, la crise sanitaire liée à la Covid-19 a gravement perturbé l'activité des producteurs de denrées alimentaires, notamment en compliquant l'approvisionnement en certaines matières premières et en emballages. En conséquence, des recettes de certains produits ont dû être temporairement modifiées. Afin de ne pas grever davantage les charges du secteur en contraignant les opérateurs à changer l'étiquetage ou à arrêter leur production le temps d'effectuer les ajustements nécessaiers, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a accordé, ponctuellement, des dérogations pour que les producteurs puissent utiliser un étiquetage inchangé, à la condition que ces modifications portent sur des points mineurs, et bien entendu, ne touchent pas à des informations essentielles, notamment des questions de sécurité. Le site internet de la DGCCRF, régulièrement tenu à jour, a recensé les dérogations accordées, permettant ainsi une information transparente des consommateurs.
Phalanstère, Familistère et cités ouvrières
Le Familistère bâti par Godin n’est pas le phalanstère imaginé par Charles Fourier. L’un existe, l’autre non. La nécessité de construire en réalité amène Godin à interpréter de façon originale le palais sociétaire. Le Familistère n’est pas davantage une « cité ouvrière » au sens qu’on donne à cette expression depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Il en est même le contre-modèle.
Phalanstère et Familistère
Dans la société harmonieuse imaginée par le philosophe Charles Fourier, une phalange, association de 1620 individus, vit dans un confortable palais. Celui-ci est édifié au centre d’un vaste domaine agricole. Les ailes du phalanstère forment des cours plantées de jardins. Une rue-galerie intérieure, sur le modèle de la grande galerie du Louvre, irrigue l’ensemble de l’habitation unitaire. Le phalanstère comprend de multiples salles communes ou « séristères », des logements à double rang de chambre, des ateliers domestiques et industriels, des écoles, un opéra, un temple, etc. La tour d’ordre dominant la grande place centrale assure les communications et permet de diriger les groupes de travail. Les disciples de Fourier diffusent une saisissante représentation du phalanstère inspirée du château de Versailles. Les essais de réalisation sont des échecs.
Jean-Baptiste André Godin nomme sa cité Familistère par analogie avec phalanstère mais aussi pour l’en distinguer. Le Familistère est industriel : il s’élève non pas à la campagne mais dans les faubourgs d’une ville, à proximité de la manufacture qui emploie les travailleurs. Les 500 appartements du Familistère hébergent 1 500 à 2 000 personnes. Le système de cours et de coursives du Palais social transpose de façon originale la rue-galerie du Phalanstère : les atriums vitrés des grands hôtels parisiens sont toutefois pour Godin une référence aussi importante que celle de la rue-galerie fouriériste. Le belvédère du pavillon central et la place du Familistère sont bien sûr des « citations » de la tour d’ordre et de la place du phalanstère. Par contre, le groupe formé par les écoles et le théâtre du Familistère est parfaitement inédit.
Familistère et cités ouvrières
Par « cité ouvrière » on a d’abord entendu l’immeuble collectif de logements réservés aux ouvriers, sur le modèle des hôtels garnis et des maisons pour familles édifiées à Londres dans les années 1840. Le caractère exogène de l’habitation ouvrière collective est ainsi souligné en 1855 par le docteur Lepelletier de La Sarthe : « L’établissement de cités ouvrières fut donc une rêverie de notre siècle, un de ces produits de fabrique anglaise dont le sol de la France n’a permis l’édification que pour en démontrer, par les faits, le peu de sens et d’opportunité ». La Cité Napoléon, ouverte en 1853 à Paris, est l’un des exemples français de ces cités ouvrières. Mais l’expression va rapidement désigner les ensembles organisés de logements ouvriers individuels. Le médecin hygiéniste Louis-René Villermé peut écrire en 1850 : « Autant qu’il est possible, il faudrait que chaque cité se composât exclusivement de petites maisons non contiguës ». Cette recommandation est suivie par la plupart des industriels et des philanthropes en France.
Godin étudie les réalisations des sociétés industrielles. Il convient que les services communs des cités de Mulhouse contribuent « au développement physique, industrieux, intellectuel et moral de la population ». Et Il se trouve lui-même confronté à la nécessité de sédentariser une importante main d’œuvre pour faire fonctionner l’usine de Guise. Mais, de même que les fouriéristes, Godin a en horreur la maison individuelle : « Les prôneurs des petites maisons ne remarquent pas qu’en descendant un peu, à partir de la petite maison, on voit poindre la hutte du sauvage », écrit-il par exemple dans Solutions sociales. La petite maison en propriété est une « épave des idées sociales » et une erreur économique.
Le Familistère se distingue radicalement des cités ouvrières. Il ne repose pas sur le principe du logement individuel mais sur celui de l’habitat collectif. À Guise, pas de château du patron, de maisons d’ingénieur ou de contremaître. Un même palais abrite les appartements du fondateur, de l’institutrice ou du mouleur. Chacun qui le souhaite s’y loge selon ses besoins. Tous sont locataires et jouissent des mêmes services.
Dans le Palais du travail, les familles ne trouvent pas le « logement minimum » mais l’habitation pourvue des « équivalents de la richesse ». Avec la fondation de l’Association coopérative du capital et du travail en 1880, le Familistère devient la propriété commune de ceux qui y travaillent et y habitent. Il est conçu comme un moyen d’émancipation collective.
Phalanstère, cités ouvrières, Familistère
La conception de l'habitation populaire selon Victor Considerant, chef du mouvement fouriériste, et selon Jean-Baptiste André Godin s'oppose à celle d'Achille Penot, vice-président de la Société industrielle de Mulhouse. Leur position s'exprime avec clarté et concision dans les citations qui suivent.
« Ce n’est plus à bâtir le taudis du prolétaire, la maison du bourgeois, l’hôtel de l’agioteur ou du marquis. C’est le Palais où l’HOMME doit loger. Il faut le construire avec art, ensemble et prévoyance ; il faut qu’il renferme des appartements somptueux et des chambres modestes, pour que chacun puisse s’y caser suivant ses goûts et sa fortune ; puis il y faut distribuer des ateliers pour tous les travaux, des salles pour toutes les fonctions d’industries ou de plaisir. »
Victor Considerant, Description du Phalanstère, 1848.
« Il nous semblait que, tout en modifiant le plan de ces maisons, pour obéir à certaines exigences qui se font sentir dans une ville plus qu’à la campagne, il fallait d’abord adopter irrévocablement le principe salutaire, que chaque famille devait avoir son logement séparé et la libre culture d’un jardin. C’est dans ces conditions seulement qu’on pouvait satisfaire en entier aux prescriptions essentielles de l’hygiène et de la morale. »
Achille Penot, Les cités ouvrières de Mulhouse & du Haut-Rhin, 1867.
« Ce qu’il n’est pas possible de faire au profit de familles éparpillées et sans lien, les améliorations qu’on ne peut introduire dans le tohu-bohu des habitations ouvrières, ni à la ville, ni à la campagne, ni dans les caves, ni dans les mansardes habitées ; ce que ne permettent pas même les habitations ouvrières isolées les mieux construites, quel qu’en soit le système : le Familistère le permet, le Palais Social le rend possible, bien plus, il le rend nécessaire. »
Jean-Baptiste André Godin, Solutions sociales, 1871.
Pour aller plus loin :
L’album du Familistère, Guise, Les Éditions du Familistère, 2017, p. 28-29 et chapitre 7.
Jean-Baptiste André Godin, Solutions sociales, Guise, Les Éditions du Familistère, 2010 (réédition de l’ouvrage paru en 1871).
Programme du RDH
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ÉRADICATION DE NOS ACCORDS GÉOPOLITIQUES AU PROFIT DE LA FRANCE
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SORTIE DE L’EUROPE
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RÉAMÉNAGEMENT DE NOS ENGAGEMENTS DIPLOMATIQUES AU PROFIT DE LA FRANCE
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RECONFIGURATION DE NOS OPÉRATIONS MILITAIRES
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RÉVISION À LA BAISSE DU BUDGET DE LA DÉFENSE
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FIN À LA POLITIQUE DISCRÉTIONNAIRE DE LA PRÉSIDENCE AU TRAVERS DE NOS RELATIONS «FRANÇAFRIQUE»
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DIMINUTION DE LA DETTE PUBLIQUE
en l’abandon volontaire de créance de la part des prêteurs et en répudiant une partie de la dette. -
CRÉATION D’UN IMPÔT DE CONVENANCE SUR LES 100 PLUS GROSSES FIRMES ÉTRANGÈRES IMPLANTÉES EN FRANCE
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CRÉATION D’UN IMPÔT DE SOLIDARITÉ SUR LES 100 PLUS GROSSES FIRMES MULTINATIONALES
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CRÉATION D’UN IMPÔT DE PARTAGE SUR LES 100 PLUS GROSSES FORTUNES DE FRANCE
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ENGAGEMENT ÉCOLOGIQUE
Les mesures énoncées dans notre programme ne sont en rien exhaustives quant à celles afférentes à la politique intérieure de notre pays. Elles montrent principalement la direction dans laquelle le RDH se concentre pour réformer l’entièreté de notre organigramme étatique, et pour ce faire, le RDH restructure nos relations extérieures avec les pays étrangers.
En effet, tous les partis politiques en France, et ce sans exception, se focalisent sur la politique intérieure du pays, ce qui explique que pendant des décennies, rien dans notre pays n’a changé. Pire encore, les conditions de vie des travailleurs pauvres (les travailleurs pauvres dans notre pays représentent plus de 60%) ne font que s’aggraver au profit de celles et de ceux qui profitent d’un système où les valeurs démocratiques ne sont en rien respectées. Une fausse démocratie avec des beaux discours et des belles promesses mais rien à l’arrivée.
Les caisses de l’état sont vides et le resteront tant que nos politiciens perdureront la politique de l’autruche. A moins d’une restructuration totale de notre système étatique, en commençant par nos relations extérieures avec les pays étrangers, rien ne changera en France. « L’entretien » de ces relations extérieures avec les pays étrangers coûte très cher aux françaises et aux français, qui en retour ne reçoivent rien, si ce n’est des augmentations du coût de la vie.
De plus, l’avenir des politiques est circonscrit face aux réseaux existants, qui aujourd’hui détiennent des banques de données qui influencent les institutions publiques détentrices de pouvoir y compris tous les lobbys financiers existants. Avec le RDH, ces réseaux prônent la souveraineté du peuple face à l’exécutif.
Le programme du RDH passe donc initialement par la politique extérieure de la France pour permettre de restructurer la politique intérieure de notre pays en permettant ainsi de remplir les caisses de l’état pour finalement apporter aux françaises et aux français une réponse à leurs revendications.
Les mesures quant à la restructuration de la politique intérieure de notre pays s’appliqueront dans tous les domaines. Parmi celles-ci :
– Augmentation du pouvoir d’achat
– Augmentation du smic
– Baisse sur tous les carburants y compris le fuel domestique
– Baisse de toutes les taxes sur les produits de première nécessité
– Augmentation des retraites
– Aide supplémentaire aux handicapés
– Réévaluation à la hausse des salaires des forces de l’ordre
– Réévaluation à la hausse des salaires des sapeurs-pompiers
– Réévaluation à la hausse des salaires des enseignants
– Réévaluation à la hausse des salaires des employés dans le domaine médical
– Abaisser les charges sociales des TPE-PME
– Baisser les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité
– Baisser l’impôt sur les revenus sur les trois premières tranches
– Augmenter l’aide aux agriculteurs
– Indemnisation aux personnes qui auraient subi un préjudice suite à leur refus de se soumettre au vaccin
Le RDH sous sa forme est un parti politique, mais avant tout est un mouvement citoyen et c’est pour cette raison que je ne vous ferai aucune promesse politique. J’en serai d’abord bien incapable, car je ne suis pas un homme politique. Par contre, je m’engage personnellement auprès des françaises et des français à appliquer un cahier des charges pour que notre pays puisse enfin répondre à vos attentes.
A la différence des institutions publiques et privées qui gèrent quotidiennement la vie de nos citoyennes et de nos citoyens au profit d’une minorité, la maison du peuple du RDH profite aux plus démunis en leur apportant une puissance d’état similaire à celle d’un gouvernement, car le RDH peut être confondu à un état dans un état, ou à un pays dans un pays.
La force de frappe du RDH est irréfragable, bien que le RDH ne cherche aucun conflit. Au contraire, la mission du RDH est avant tout humanitaire, car elle contribue à l’évolution des droits de l’homme et à l’évolution des droits de la femme, qui sont directement associés au futur de la France.
Cette évolution reprend les principes fondamentaux de notre constitution, à savoir une vraie république indivisible, laïque, démocratique, et sociale où la souveraineté nationale appartient au peuple.
Vivre la France !
Représentations courantes des autochtones
Autochtones, Diversité et médias, Stéréotypes
Cent ans de westerns et de documentaires ont formé l’idée que le public se fait des autochtones, du vieux sage (Little Big Man) à l’ivrogne (Tom Sawyer), du fidèle sous-fifre (Le pacte des loups, The Lone Ranger) à la princesse indienne (Pocahontas). Autant d’images qui se sont imprimées de manière indélébile dans la conscience des Nord-Américains.
La version hollywoodienne de la « Conquête de l’Ouest » s’est longtemps appuyée exclusivement sur le thème de féroces tribus indiennes qu’il fallait asservir ou anéantir. «En outre, dit le dramaturge Drew Hayden Taylor, de la nation Ojibwa, « les vrais » Indiens » ont été très longtemps absents des plateaux de tournage. Leurs rôles étaient tenus par des Italiens ou des Espagnols à la peau assez basanée pour ne pas avoir besoin de maquillage ». D’ailleurs, il y a quelques années, c’est à l’acteur philippin Lou Diamond Philips que l’on a demandé d’incarner un Inuit dans le film Agaguk.
Cette représentation de personnages autochtones, dépeints tantôt comme primitifs, violents et sournois, tantôt comme passifs et soumis, s’est répandue dans les émissions télévisuelles et dans la production littéraire, que ce soit dans les romans ou les bandes dessinées. Elle est devenue le confortable canevas de référence de la plupart des Occidentaux chaque fois qu’il était question de peuples autochtones, alors même que très peu d’entre eux avaient l’occasion d’en rencontrer dans la réalité. Même si les anciens westerns se déroulaient rarement au Canada, les stéréotypes qu’ils ont véhiculés ont traversé les frontières.
« Il faudra attendre la seconde moitié du XXe siècle avant que les producteurs de cinéma en viennent à l’idée qu’il existait toujours des communautés autochtones et qu’elles pouvaient mener des vies intéressantes, dit Drew Hayden Taylor. Ce n’est qu’alors que des films comme Pow Wow Highway, Dance Me Outside ou Phoenix, Arizona ont commencé à dresser un portrait nouveau et contemporain des autochtones, même si ce portrait restait encore romancé. » Au Québec, c’est sans doute le cinéaste et documentariste Arthur Lamothe qui a joué le rôle de pionnier en réalisant de 1973 à 1983 La chronique des Indiens du Nord-Est et du Québec, une série de 13 documentaires dans laquelle il donnait la parole aux autochtones. Sa carrière, par la suite, est émaillée de nombreux films et projets ayant pour objectif de documenter la vie quotidienne et les luttes des Premières Nations, plus particulièrement des Innus.
Dans les années 1980 et 1990, la Société Radio-Canada a fourni un réel effort pour améliorer l’image qu’elle donnait des autochtones dans ses séries télévisées. Dans Spirit Bay, Sur la côte du Pacifique, Au nord du 60e et The Rez, des membres des Premières Nations interprètent des personnages inspirés de la vie réelle de leurs communautés qui ont un vrai métier et vivent dans un endroit précis. Au nord du 60e et Sur la côte du Pacifique ont attiré un public nombreux, aussi bien autochtone que non-autochtone. À partir des années 2000 et avec le développement de la consultation des nouvelles sur Internet, Radio-Canada a consacré des dossiers spéciaux abordant différents thèmes sur les peuples autochtones : les pensionnats indiens, les jeunes autochtones ou les revendications territoriales font partie de ces capsules.
Aux États-Unis, la télévision a été plus lente à répondre à la critique. Sauf dans les nouvelles et les documentaires, les visages autochtones étaient presque entièrement absents du petit écran et, jusqu’à tout récemment, presque rien n’avait été fait pour améliorer la situation. À la fin des années 1990, l’American Indian Registry for the Performing Arts in Los Angeles a publié un annuaire de comédiens professionnels d’origine amérindienne et, en 2001, après avoir reconnu que « les Amérindiens étaient pratiquement invisibles à la télévision », CBS et NBC ont organisé des spectacles promotionnels dans les grandes villes américaines pour enrichir leurs répertoires de comédiens amérindiens.
De la fausse représentation, d’une manière ou d’une autre
L’avènement du « politiquement correct » et des efforts véritablement sincères ont contrebalancé certaines formes ouvertes ou subtiles de racisme à la télévision et au cinéma, mais beaucoup de traces demeurent des anciens stéréotypes. Voici les pièges les plus courants.
Visions romancées
La princesse indienne, le grand guerrier et le bon sauvage ont fait rêver des générations de non-autochtones.
La princesse indienne
C’est une jeune beauté qui, gagnée aux valeurs de l’Homme blanc, abandonne généralement son groupe pour épouser le héros et l’aider à civiliser ses frères encore sauvages. « C’est un concept purement européen, écrit Joseph Riverwind, un Américain d’origine amérindienne. La notion de royauté est étrangère à nos communautés. Nous n’avons ni rois, ni reines, ni princesses. » Gail Guthrie Valaskakis, ancienne directrice de recherche à la fondation autochtone de Guérison du Canada, le confirmait. En 2000, elle a organisé, en collaboration avec Marilyn Burgess, une exposition intitulée Indian Princesses and Cowgirls – Stereotypes from the Frontier, qui retrace les multiples utilisations du mythe de la princesse indienne aussi bien dans des peintures romantiques évoquant un « Nouveau Monde à la beauté exotique et dangereuse » que sur de banales étiquettes de conserves de fruits ou de boîtes de cigares. Ces figures féminines, disait Gail Valaskakis, ne ressemblent en rien aux femmes « fortes, compétentes, au discours articulé » avec lesquelles j’ai grandi sur une réserve du Wisconsin. Ces propos sont cependant à nuancer puisque certains événements culturels autochtones comme les pow-wow tendent à valoriser cette image de la princesse. Ainsi, des jeunes femmes sont élues princesses du pow-wow en raison de leur attachement aux valeurs traditionnelles de respect, de partage et de solidarité. Cette image de la princesse ne renvoie pas à une vision romancée et stéréotypée, mais bien à une volonté d’inverser une tendance : le modèle de la jeunesse a été pendant longtemps celui de la destruction de soi, du vandalisme et de la consommation de drogues et d’alcool. Aujourd’hui, les modèles ont changé : on honore quelqu’un pour sa réussite, ses succès et son engagement dans la défense des valeurs de son groupe.
Le grand guerrier
Effrayant de férocité, menace pour la société civilisée, le grand guerrier indien est probablement un des stéréotypes les plus largement utilisés dans l’histoire du cinéma. Quand, torse nu, il brandit sa lance, il incarne la quintessence d’une sauvagerie bouillonnante de rage, le symbole des terribles obstacles que les « civilisateurs » de l’Ouest doivent courageusement surmonter. On en retrouve plus récemment une nouvelle incarnation, romantique et érotisée, celle du guerrier fort et silencieux, « vêtu du strict minimum et à la recherche d’une femme blanche à ravir », comme le fait remarquer le journaliste Paul Gessell. Un exemple récent de ce phénomène est personnifié dans le personnage Jacob Black du saga littéraire et filmique Twilight. Jacob est un membre des Quileute qui, en tant que loup-garou, représente le stéréotype du grand guerrier de manière littérale.
L’image du grand guerrier apparaît sous de multiples formes et dans les endroits les plus surprenants. Dans son exposition de photos intitulée Scouting For Indians, 1992-2000, Jeff Thomas, de la Réserve des six nations, en Ontario, dévoile ces guerriers indiens retrouvés aussi bien sur des statues et monuments historiques que sur les armoiries de banques et d’immeubles à bureaux d’Ottawa ou sur la couverture de livres récents. Le but de Jeff Thomas était de mettre en évidence par ses photos « la diabolisation et l’érotisation » souvent inconscientes des Indiens. Au Québec, c’est le Mohawk Flynt Eagle qui a joué dans plusieurs productions cinématographiques récentes qui cristallise cette image de guerrier.
Le bon sauvage
Le désir de réparer les torts passés a contribué à populariser un autre vieux stéréotype romantique, le mythe du bon sauvage. Hissé sur un piédestal d’impossible bonté, inatteignable par une société blanche irrémédiablement contaminée, le bon sauvage, généralement en étroite communication spirituelle avec la terre, qualifié par l’universitaire américain Rennard Strickland de « premier écologiste », flotte dans un nuage de mysticisme et n’attache aucune valeur aux possessions matérielles. Ce vernis romantique n’épargne même pas le très populaire Cœur de tonnerre. « À en croire ce film, dit Gary Farmer, un acteur canadien de la nation Cayuga, il suffit de réunir une demi-douzaine d’autochtones dans une pièce pour obtenir aussitôt une prophétie ou une vision. »
Déformations historiques
Gary Farmer cite le film canadien à succès Robe noire, qui raconte la quête d’un missionnaire jésuite parti sauver l’âme des Hurons (que l’on appelle aujourd’hui Hurons-Wendats), comme un exemple typique de ces reconstitutions historiques vues sous l’angle des Blancs qui irritent particulièrement les autochtones. « Robe noire, dit-il, omet un élément clé. Il ne fait jamais mention des cinq siècles de paix entre les six nations de la Confédération iroquoise. Les Hurons étaient les premiers à considérer la dévastation provoquée par l’alcool des Blancs comme une décadence qu’il fallait extirper radicalement. Et les Iroquois ont averti ceux d’entre eux encore épargnés par le fléau de partir avant qu’ils viennent nettoyer la place. » D’après Gary Farmer, cet aspect de la question n’a jamais été expliqué et la véritable histoire de ce conflit pourtant classique entre peuples autochtones et non-autochtones n’a ainsi jamais été abordée.
Les producteurs de films et de séries télévisées ne se gênent pas pour prendre des libertés avec l’histoire lorsque certains détails risquent de gâcher leur scénario. Et c’est particulièrement vrai de leur représentation de la vie autochtone, où ils se sont octroyé tous les droits dans la description des mœurs, costumes, mode de vie, croyances spirituelles et cérémonies. Cette vision réductrice du patrimoine et de la diversité culturelle, dont le public est généralement inconscient, est considérée par les critiques à la fois comme le symptôme du problème (le manque de sérieux accordé à la culture autochtone) et l’occasion de perpétuer des stéréotypes particulièrement graves.
D’après le critique Ward Churchill, ce qu’on peut voir dans bien des films « correspond approximativement au résultat qu’obtiendrait un réalisateur qui habillerait un prêtre catholique du costume d’un pasteur protestant et le coifferait de la calotte d’un rabbin pour lui faire dire la messe devant le pentagone d’un culte satanique, sous prétexte que ces symboles matériels tirés de diverses croyances spirituelles augmentent l’intérêt visuel ».
Stéréotypes par omission
La plupart des films où apparaissent des autochtones se passent durant une période d’une cinquantaine d’années, à cheval sur la moitié du XIXe siècle. Où étaient les Premières Nations avant l’arrivée de l’Homme blanc ? Où sont-elles maintenant ? Apparemment, elles n’ont pas survécu au passage à l’ère moderne.
Dans Stereotyping Indians by Omission, on nous fait remarquer que les Indiens sont « le seul peuple à être représenté beaucoup plus souvent dans des films historiques que contemporains ». « Comment expliquer, continue-t-il, que malgré l’importante communauté autochtone de Chicago on ne voie jamais un seul Indien recevoir des soins dans la série Urgences ? Et où sont passées les infirmières autochtones, une profession pourtant particulièrement populaire chez les femmes indiennes ? »
D’ailleurs, le stéréotype par omission le plus flagrant dans les films et les séries télévisées concerne les femmes autochtones. Elles n’y sont que rarement présentes et, quand elles le sont, c’est sous l’aspect de « sauvages sexuelles » impossibles à dompter, qui doivent donc être dégradées avant d’être conquises. L’Office national du film du Canada s’est attaqué, en 1986, à cette amnésie culturelle en produisant une mini-série en quatre épisodes intitulée Daughters of the Country, dont le but était de « rouvrir les livres d’histoire » et de raconter l’évolution du peuple métis à travers la vie de quatre femmes à la forte personnalité. Malgré ces efforts, le femmes autochtones continuent d’être sous-représentées dans les médias.
Personnages sans épaisseur
L’aspect peut-être le plus destructeur de la représentation des autochtones au cinéma et à la télévision vient du manque de caractère et de personnalité des personnages qu’ils incarnent. Il s’agit la plupart du temps de rôles de soutien ou de figuration qui ont rarement l’occasion de parler ou d’exprimer une véritable personnalité. Et le peu qu’ils en révèlent n’existe que dans le contexte de leur interaction avec les Blancs. Les autochtones sont rarement représentés comme ayant des forces et des faiblesses individuelles ou montrés en train d’agir en fonction de leurs valeurs et jugements personnels.
Il n’est également jamais permis aux autochtones de raconter leur propre histoire. La plupart des intrigues sont racontées du point de vue des Blancs, des Européens. Une technique couramment employée par Hollywood pour rattacher des valeurs européennes à une histoire autochtone est d’y insérer un personnage blanc qui fait office de narrateur (Danse avec les loups, Cœur de tonnerre). Sous prétexte d’accorder un traitement favorable à l’autochtone, on le prive de sa voix.
Le problème sous-jacent
De nombreux universitaires soutiennent que la façon dont Hollywood représente les autochtones repose sur des raisons beaucoup plus profondes que le simple désir d’attirer un maximum d’auditoire.
Dans American Indians: Goodbye Tonto, J. R. Edwards affirme que les autochtones ont rempli la mission qui leur était assignée dans la société américaine, que « la résistance indienne a servi à nourrir les mythes de gloire et de conquête, de droit divin de l’Amérique à la conquête ». Et il existe encore une école de pensée pour qui les stéréotypes de l’Indien et du « Far West » doivent être préservés dans la société moderne. « Des gens ont avantage à ce que les Américains continuent d’ignorer… ce que les Américains d’origine européenne leur ont fait », écrit Wendy Rose dans un article pour le New Yorker, intitulé « Who Gets to Tell Their Stories ? »
Ward Churchill est lui aussi persuadé que les mythes et stéréotypes élaborés autour des autochtones ne sont pas dus au hasard. Selon lui, ils servent à justifier l’élimination des tribus indiennes et de leurs cultures par une société plus « avancée » au nom du progrès et exigent par là même l’effacement des réalisations et de l’humanité même des vaincus : « La déshumanisation, la destruction ou l’appropriation de l’identité de l’autre, la subordination politique et la colonisation sur le plan matériel font partie intégrante du processus commun impérialiste. La signification des stéréotypes hollywoodiens de l’Amérindien ne peut se comprendre pleinement que dans un tel contexte. »
Robert Harding est professeur de travail social et de services à la personne à la University of the Fraser Valley en Colombie-Britannique, au Canada, et un spécialiste des questions touchant aux autochtones et aux médias. Il a présenté ses conclusions sur la manière parfois controversée dont les autochtones sont traités dans les médias canadiens. Dans une conférence intitulée « Analyse comparative de la couverture des questions relatives aux autochtones canadiens dans les grands journaux et dans la presse autochtone », M. Harding a présenté les résultats de travaux de recherche effectués entre 1996 et 2002 sur les Stó:lo, une communauté des Premières Nations qui habite le littoral du Pacifique canadien, près de la frontière américaine. Il a analysé 90 articles d’information publiés dans certains journaux canadiens, soit The Vancouver Sun, The Province et The Globe and Mail. Pour cette recherche, deux questions ont été adressées : Comment les médias présentent-ils les autochtones ? Quels sont les thèmes récurrents de la couverture des autochtones dans les médias ?
Les recherches démontrent que les autochtones sont le plus souvent présentés comme de nobles écologistes, des guerriers importuns ou des victimes politiques. Pour réfuter ces idées fausses, il suggère notamment de diffuser davantage d’information sur la réalité autochtone, d’améliorer la formation des communicateurs, d’impliquer les autochtones dans les processus de changement et d’utiliser les médias internationaux pour influer sur les affaires locales. Devant l’Association des journalistes, le professeur Harding a présenté aux journalistes costaricains une analyse raffinée des peuples autochtones du Canada ainsi que ses conclusions sur la façon dont ils sont traités dans les médias canadiens. Son analyse de l’expérience canadienne a servi de mise en garde contre la présentation stéréotypée des peuples autochtones par les médias des autres pays.
Mais c’est sans aucun doute le cinéaste cri Neil Diamond qui pose le regard le plus perspicace, sur la relation entre Hollywood et les autochtones. Son documentaire Hollywood et les Indiens (2010) a gagné plusieurs prix en s’attaquant aux représentations des autochtones dans les films d’Hollywood. Par l’entremise de nombreuses entrevues avec des réalisateurs tels que Clint Eastwood et des extraits de films tous pertinents, Neil Diamond nous entraîne sur les routes de l’Amérique, explore la façon dont le mythe de l› « Injun » a modelé notre compréhension et notre incompréhension des autochtones. Parmi les célébrités figurant dans Hollywood et les Indiens, mentionnons Robbie Robertson, musicien et compositeur de bandes sonores d’origine juive et mohawk (Raging Bull, Casino, Gangs of New York), l’acteur cherokee Wes Studi (Le dernier des Mohicans, Geronimo), les cinéastes Jim Jarmusch (Dead Man) et Chris Eyre (Phoenix, Arizona) et les acteurs autochtones acclamés Graham Greene (Danse avec les loups, Cœur de tonnerre) et Adam Beach (Phoenix, Arizona ; Mémoires de nos pères de Clint Eastwood). Neil Diamond s’est aussi rendu dans le Nord, à Igloolik, ville isolée du Nunavut comptant 1500 habitants, où il a interviewé Zacharias Kunuk, réalisateur du film Atanarjuat, la légende de l’homme rapide, lauréat de la Caméra d’or.
Déclaration des droits des citoyens et des principes fondamentaux de l'ordre juridique de Saint-Marin
(loi du 8 juillet 1974, version consolidée).
Grand Conseil général de la République.
La République de Saint-Marin ne possède pas de Constitution formelle. Les Leges statutae Sancti Marini, réunies, en latin, au début du XVIIe siècle, rassemblent le droit en vigueur à Saint-Marin en six livres dont le premier, en 62 articles, concerne le droit constitutionnel et le droit administratif de la République. Toutefois, ce droit a considérablement évolué depuis 1906, où il fut décidé que le Conseil serait élu.
L'Arringo (la lice, et parfois le ring !), l'institution traditionnelle, parfois tumultueuse, de la démocratie directe, qui rassemblait les chefs de famille, avait en fait délégué ses pouvoirs dès le XVIIe siècle au Conseil des Soixante, recruté par cooptation, 20 membres parmi les patriciens, 20 parmi les bourgeois de la ville et 20 parmi les habitants des campagnes. Il fut décidé en 1906 de désigner les membres du Conseil par la voie de l'élection et c'est alors que le conseil prit le nom de Grand Conseil général. Il exerce des fonctions législatives, administratives et même judiciaires, et il désigne les membres de tous les autres organes. L'Arringo (orthographié aujourd'hui Arengo) subsiste formellement en tant que corps électoral et grâce à l'Istanza d'Arengo, qui permet à tout citoyen d'exercer un doit de pétition à la faveur de l'investiture des capitaines régents tous les six mois. Mais de nouvelles formes de démocratie directe ont été récemment introduites : le référendum et le droit d'initiative populaire exercé par 60 citoyens.
L'autre institution traditionnelle, qui remonte à 1243, ce sont les deux capitaines régents, chef d'Etat collégial semestriel (1er avril, 1er octobre) qui préside à la fois le Grand Conseil, le Gouvernement et le Conseil des XII, l'instance judiciaire.
Mais, le régime est devenu essentiellement parlementaire avec l'institution du Congrès d'Etat qui exerce la fonction exécutive. Le contrôle de constitutionnalité des lois par un organe indépendant a été introduit récemment (2002).
C'est une loi ordinaire du 8 juillet 1974 qui définit aujourdhui la forme générale du Gouvernement et, depuis sa révision en 2002, la hiérarchie des normes, mais la matière constitutionnelle est dispersée dans plusieurs autres textes, dont les plus récents, depuis 2003, sont désignés comme des lois constitutionnelles, et où l'on trouve les compétences des organes ou leur mode d'élection.
Sources : Pour tous les documents reproduits, y compris les résultats du référendum de 1906, voir les Archives législatives et règlementaires de Saint Marin, Grand Conseil général de la République : http://www.consigliograndeegenerale.sm/on-line/Home/ArchivioLeggiDecretieRegolamenti.html
Toutes les traductions sont originales, JPM.
Documents
Déclaration des droits des citoyens et des principes fondamentaux de l'ordre juridique de Saint-Marin, loi n° 59 du 8 juillet 1974 (version initiale).
Loi électorale du 7 mai 1906.
Loi électorale du 11 novembre 1926.
Loi pour la réforme du système d'élection des capitaines régents, 24 mars 1945.
Loi sur la réforme des pouvoirs publics, 15 mai 1945.
Référendum et initiative législative populaire, loi du 28 novembre 1994 n° 101.
Règlement de l'exercice du droit de pétition populaire au moyen de l'Istanza d'Arengo, loi du 30 mai 1995, n° 72.
Loi constitutionnelle sur le Congrès d'Etat, 15 décembre 2005.
Loi constitutionnelle sur les capitaines régents, 16 décembre 2005.
Histoire
3 septembre 301 - Fondation sur le mont Titan, selon la tradition, d'une communauté par un ancien tailleur de pierre dalmate, Marin, plus tard sanctifié.
1243 - Première désignation des capitaines régents.
1600 - Leges statutae Sancti Marini. (version en italien sur le site du Grand Conseil : 6 volumes)
1962 - Saint-Marin se place sous la protection de l'Italie.
1907 - Suffrage universel masculin.
23 décembre 1958 - Loi établissant le suffrage universel féminin.
1er avril 1981 - Première femme qui devient capitaine régent.
16 novembre 1988 - Admission au Conseil de l'Europe.
2 mars 1992 - Admission à l'ONU.