Hebdomadaire Shaarli

Tous les liens d'un semaine sur une page.

Semaine 14 (April 1, 2024)

Ğeconomicus — Ğéconomicus

Ğeconomicus est un jeu de simulation économique permettant de découvrir l’influence de la création monétaire sur les échanges. Les joueurs y achètent et vendent des valeurs économiques dans le but d’en créer de nouvelles. Le temps est un facteur important du jeu, à plusieurs niveaux, notamment par le cycle de vie des humains et des valeurs.

L’intérêt du jeu est surtout de comparer différents types de monnaies, dont le concept de monnaie libre, tel que démontré dans La Théorie Relative de la Monnaie.

Le jeu se présente comme un site web libre (à télécharger et installer sur son propre site) comprenant les règles, des modèles de cartes et de billets spécifiques à imprimer, des fichers tableurs permettant la réalisation de comptes rendus finaux ainsi que des liens vers des exemples de réalisations complètes (vidéos, sites internet...).

Etat Vivant Breton – La Bretagne retrouve ses valeurs.
La Marmite La solidarité alimentaire à la carte by Les Ateliers Ludos
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Au Québec, ce couple vit depuis douze ans dans sa maison autonome | Bio à la une
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Rêver sa vie ou vivre ses rêves, Hélène Dubé et Allan Neveu ont choisi la deuxième option. Il y a douze ans, ce couple de québécois a décidé de se lancer dans l’autoconstruction d’un Earthship (ou géonef), un habitat écologique et autonome. Bilan d’une décennie sous le signe de l’autonomie.

Désireux de vivre en autarcie, Hélène Dubé et Alain Neveu - qui ne connaissait rien au bâtiment - se sont lancés dans la construction de leur maison écologique au Canada. Ils ont été séduits par l’Earthship ou géonef en français : une habitation écologique faite à partir de matériaux de récupération (pneus, terre, bois, etc.) et peu coûteuse. Mais surtout, qui tend à l’autosuffisance !
Une maison autonome

Hélène et Alain souhaitaient vivre en autonomie afin de ne dépendre de personne. Ils ont opté pour l’autoconstruction d’un earthship, un habitat écologique apparu dans les années 70, dans la mouvance hippie du “retour à la Terre”. Ils ont d’abord acheté un terrain avec une source d’eau puis, se sont lancés dans l’autoconstruction en 2005. Construite à partir de matériaux recyclés ou de récupération, leur maison est pensée pour économiser et produire de l’énergie mais surtout être en harmonie avec la nature.

Elle dispose d’un chauffage passif et est alimentée en électricité par l’énergie solaire ou provenant d’éoliennes. Le couple dispose de toute l'électricité dont il a besoin mais ne l’utilise que très rarement. Ici, pas de réfrigérateur, ni de sèche-cheveux, l’électricité sert occasionnellement pour la machine à laver. Leur habitat est également doté d’un système de récupération d’eau de pluie, de toilettes sèches et de traitement des eaux usées.

12 ans après, le bilan

La réalisation de ce projet n’a été toujours été un long fleuve tranquille. Le couple a dû faire face aux contraintes climatiques du Québec (températures extrêmes et humidité) mais a finalement su s’adapter avec brio en limitant les pertes de chaleur issues du plancher. De plus, deux grandes baies vitrées sont orientées vers le sud afin de bénéficier de l’ensoleillement et de cultiver fruits et légumes pour tendre vers l'autosuffisance, côté alimentation. Et, tout pousse même en hiver !

Depuis 2005, le couple vit en harmonie avec la nature et en adéquation avec leurs valeurs en limitant leur impact écologique dans leur maison ES-Cargo. C’est la première maison de type "earthship" au Québec. Hélène donne désormais des conférences et ateliers sur la construction écologique et Alain continue de s'intéresser à l'autonomie énergétique (voiture à l‘huile végétale, éolienne, bicyclette génératrice d‘électricité).

Yamin Siahmargooei - Software Engineer
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La dette mondiale retrouve sa tendance à la hausse
Ils inventent une machine capable de rendre potable n'importe quelle eau, même très polluée
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C'est une solution presque trop belle pour y croire. La start-up poitevine Filtralife a lancé en septembre dernier une machine capable de rendre potable une eau douce polluée, même par des pesticides. Une innovation qui intéresse en France et à l'étranger. Filtralife est en finale nationale du concours Tech For Futur.

Pour boire l’eau de la Dive à Valence-en-Poitou (Vienne), il faut un peu de force physique et beaucoup d’ingéniosité. Démonstration : gobelet en main, Auguste Minot s'approche du bord de l'eau. "Vous remplissez le réservoir tout simplement : vous allez activer le système avec cette manivelle et là, vous prenez un verre, vous activez le robinet, et vous avez une eau qui sort instantanément potable."

La machine, créée par le jeune homme, fonctionne sans électricité ou produits chimiques. L’eau passe par une succession de filtres. Les membranes bloquent les mauvaises particules et préservent les minéraux. “On est sur un mélange de nano filtration et d'osmose inversée. On va vraiment retenir toutes les bactéries et virus. À la différence d'autres solutions, on va garder les minéraux qui sont essentiels à la vie."
Validée par la Science

Cette méthode a été testée dans un laboratoire, installé à Poitiers et agréé par le ministère de la Santé. Professeur émérite de l'université de Poitiers et spécialiste de la qualité et du traitement des eaux, Bernard Legube a mis la machine d'Auguste Minot à l'épreuve de la science. Son défi : rendre consommable l'eau de la Marne, l'une des plus polluées de France.

"Notre première réaction était d’être surpris, quand même, par le résultat de cette analyse qui est excellente, sourit l'universitaire. Tous les polluants présents dans l’eau ont été éliminés. Que ce soient des polluants métalliques, métaux lourds, ou des polluants organiques comme des pesticides."

Des pesticides absents des résultats. Plus de 500 paramètres ont été évalués. Par exemple, le taux de glyphosate. La réglementation actuelle tolère 0,1 micro gramme par litre. “Dans l’eau filtrée par Filtralife, on a moins de 0,03 microgramme par litre, soit trois fois moins que ce qui est toléré dans les eaux potables", explique Bernard Legube.
Paris, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique

Invention, presque miraculeuse, née dans la tête de Paul Minot, ingénieur de formation. Tout a commencé, par un dessin. "Les prémices de Filtralife, ça m’est arrivé à 23 heures, le soir. J'ai eu cette idée de rendre potable toutes les eaux de surface à travers le monde. Dès le lendemain, j'ai commencé à bosser sur le projet."

Avec son fils Auguste, ils ont mis plusieurs mois à concevoir LE système de filtration adapté. Un système breveté et gardé secret, qu’ils veulent exporter. Tous deux rêvent de conquérir l'international. “On échange avec des ONG comme Médecins sans frontières, Action contre la faim..., raconte Auguste Minot. Et puis une partie privée, ou de grandes entreprises, présentes en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie."

Mais pour l'heure, direction Paris. Filtralife a été sectionnée pour la finale nationale du concours d'innovation Tech for Future. Le startupper poitevin a défendu son invention devant un jury de professionnels. “Ça passe très vite, trois minutes de pitch, trois minutes de questions. Il faut être précis. Au vu des réactions, ça a pas mal plu. Les arguments sont assez solides. Maintenant, on attend les résultats le 28 mars."

Auguste et Paul Minot sont confiants. L'enjeu est crucial. Selon l'OMS, en 2022, 9 % de la population mondiale n'a pas accès à l’eau potable.

Un reportage signé Marie Colin, Morgane Knoll et Bénédicte Biraud