Hebdomadaire Shaarli

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Semaine 22 (May 29, 2023)

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Appel à projets pour la végétalisation des cours de récréation | Enseignement - Bruxelles Environnement
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Des cours bétonnées qui deviennent de vrais fours quand le soleil pointe son nez, asphaltées et imperméables, pleines de flaques dès qu’il pleut, dans lesquelles les élèves n’ont pas l’occasion d’être en contact avec la nature…

C’est l’état de nombreuses cours d’école en Région bruxelloise. Pour y remédier, Bruxelles Environnement, en partenariat avec perspective.brussels, a lancé en mai 2021 l’Opération Ré-création, un appel à projets pour créer des espaces de jeu et de ressourcement végétalisés, mixtes et de qualité, tout en amenant de la nature rafraichissante dans le quartier.
Ambition de l’appel

L'objectif de l’Opération Ré-création, coordonnée par Bruxelles Environnement en partenariat avec perspective.brussels, est de créer des espaces récréatifs végétalisés, mieux partagés et ainsi plus agréables à vivre, pendant et en-dehors des heures scolaires.

Du point de vue environnemental, la végétalisation des cours d’école améliore la perméabilité des sols et la gestion de l’eau. Les ilots de fraicheur ainsi créés augmentent la résilience de Bruxelles face au changement climatique et rafraichiront les élèves ainsi que les riverains lors des canicules.

Les cours végétalisées renforcent aussi progressivement la biodiversité et le maillage vert du territoire régional, grâce à la création d’habitats semi-naturels pour les insectes et les oiseaux. Elles limitent également la propagation du bruit, un atout important pour leur convivialité.

Avec la nature apparaissent d’autres bénéfices et opportunités comme le bien-être des utilisateurs, l’apprentissage par le contact avec la nature, le développement d’espaces de jeux et de détente mixtes, et enfin, une opportunité d’accessibilité de ces espaces végétalisés aux habitants du quartier pour des activités en dehors des heures scolaires.

La nature constitue ainsi une solution climatique et un support d'apprentissage (gestion de l'eau, découverte de la production alimentaire (potager, verger), valorisation des ressources ( compost , récupération), etc.).
Sélection

L’appel lancé en mai 2021 s’est adressé aux écoles issues des réseaux officiels et subventionnés de l'enseignement, du niveau maternel, primaire et/ou secondaire, de tout type d’enseignement et régime linguistique, localisées dans :

les zones de carence en espaces verts,
la zone prioritaire de verdoiement du Plan Régional de Développement Durable
et/ou dans les zones contribuant aux ilots de chaleur urbain de la Région de Bruxelles-Capitale.

62 manifestations d’intérêts ont été reçues, un vrai succès ! Et surtout le signe qu'en plus de la nécessité de végétaliser les cours de récréation, les écoles bruxelloises sont prêtes à changer et à s'engager dans la transition climatique.

Pourquoi et comment végétaliser les cours d’école ? | Cerema
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Végétalisation des cours d’école : les directeurs de l'éducation revendiquent le droit à l’erreur
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Le fauchage tardif : un parti pris écologique - Maisons & Cités
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Le fauchage tardif : un parti pris écologique

Mis en application depuis quelques années par des collectivités, et de plus en plus pratiqué, le « fauchage tardif » consiste à retarder autant que faire se peut la coupe mécanique de la végétation à certains endroits pour préserver la biodiversité.

Il ne s’agit pas pour autant d’un entretien délaissé, mais d’un entretien raisonné qui intègre les objectifs du développement durable. Les collectivités, propriétaires terriens et même les entreprises qui adoptent cette technique de fauchage prennent le parti de préserver la biodiversité car elle favorise la nidification des oiseaux, la protection de la microfaune et la diversification de la flore.

Ainsi, le fauchage tardif, ou raisonné, consiste à laisser enherbées certaines zones jusqu’à la fin de la floraison afin de préserver la biodiversité, mise à mal avec les fauchages fréquents et précoces. Sur des zones herbeuses en bord de route (comme sur notre photo prise à Condé-sur-l’Escaut) cette méthode permet à la flore de s’exprimer et offre un paysage changeant et autrement plus attractif qu’il ne le serait avec une tonte rase et régulière… aseptisé et presque sans vie.

Dans nos cités existent des espaces verts plus ou moins grands, des placettes et des bords de routes qui représentent autant de petites prairies naturelles où des plantes sauvages (certaines sont très belles et devenues rares) peuvent se développer grâce à la pollinisation par les insectes, et où de nombreux petits animaux trouvent refuge et nourriture.

Maisons & Cités a fait ce choix du fauchage tardif dans son parc. C’est un choix d’avenir pour la planète et pour les générations futures.