Hebdomadaire Shaarli
Semaine 06 (February 7, 2022)
Définition et catégories
Les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), ou « pumped storage power plants » (PSP) en anglais, sont un type particulier d’installations hydroélectriques. Composées de deux bassins situés à des altitudes différentes, elles permettent de stocker de l’énergie en pompant l’eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur lorsque la demande électrique est faible (et le prix de l’électricité peu élevé). Lorsque la demande électrique augmente (tout comme le prix de l’électricité), elles restituent de l’électricité sur le réseau en turbinant l’eau du bassin supérieur.
Grâce à leur fonction de stockage, ces installations contribuent à maintenir l’équilibre entre production et consommation sur le réseau électrique, tout en limitant les coûts de production lors des pics de consommation. A l’heure actuelle, le transfert d’énergie par pompage hydraulique est la technique la plus mature de stockage stationnaire de l’énergie.
Je vous propose aujourd’hui de tester une astuce pour développer la confiance en soi des enfants et notamment diminuer les effets des critiques proférées à leur encontre à l’école ou dans la vie de tous les jours.
Cette astuce se nomme l’armure de confiance.
Voici comment présenter cette méthode basée sur l’imagination :
« Dessine, colorie ou imagine une armure magique que tu peux faire apparaître sur toi quand tu le veux. Il te suffit d’y penser très fort et/ou de dire (dans ta tête) un mot déclencheur de son apparition. À toi de choisir ce mot.
Toi seul sent cette armure de lumière qui recouvre ton corps. Elle a un super pouvoir : elle te donne de l’audace, du courage et fait rebondir toutes les critiques et mots blessants qui sont envoyées sur toi. Quand tu la portes, tu te sens plus grand.e, tu bombes le torse, tu souris intérieurement, ta voix est assurée, ton esprit est clair, tes réflexes affûtés. Tu est aussi calme et serein.e. C’est magique !
Cette armure est ton secret mais tu peux le partager si tu estimes qu’une personne en a besoin car elle doute ou manque de confiance en elle.
Tu peux graver des phrases qui te galvanisent/te motivent sur cette armure comme « je crois en moi » « ma force grandit » « je terrasse la peur » …
Voilà, j’espère que cette activité aidera vos enfants et je serais ravi de recevoir les dessins des armures de vos enfants !
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Coupler les capacités épuratoires des plantes au procédé de boues activées
Les plantes tropicales n'en finissent plus d'apporter leur soutien dans les procédés de traitement des eaux usées. Pour preuve, la station installée sur la ville du Lude (72), finalise le traitement de l'azote et du phosphore grâce aux racines qui plongent dans les bassins.
Les plantes tropicales sont connues à tort du grand public pour leurs efficacité d'assainissement de l'air intérieur. Ces aptitudes à filtrer les polluants atmosphériques sont en effet scientifiquement remises en cause. En revanche, ces végétaux sont utilisés pour le traitement des eaux usées avec succès. Si leur utilisation dans les jardins filtrants est désormais bien connue, leur couplage avec des techniques épuratoires classiques est plus récent.
Par exemple, sur la STEP couverte conçue et exploitée par MSE (Veolia Eau) sur la ville du Lude dans la Sarthe (72), les Ficus, Iris, Alocasia, Bambous, etc, sont autant d'espèces végétales qui complètent le procédé classique à boues activées. Le principe : les racines des plantes trempent dans les bassins de traitement de sorte que les bactéries qui s'y fixent finalisent le traitement des polluants de l'eau, notamment l'azote et le phosphore. Objectif : respecter les normes européennes sur les eaux résiduaires urbaines.
Au delà de leurs capacités épuratoires, les plantes sont esthétiques de sorte qu'il devient envisageable, moyennant traitement des odeurs, d'intégrer les stations en villes. Un argument intéressant pour réduire la facture, notamment en évitant la pose de kilomètres de canalisation.
La « méthode Jean Pain » est un système ingénieux de production d’énergie thermique et d’engrais à partir de la décomposition de compost de broussailles élaboré à la fin des années soixante par Jean Pain, un autodidacte installé dans le Var. Cette méthode est décrite dans un ouvrage co-écrit avec sa femme Ida et paru en 1973 (Les méthodes Jean Pain ou « Un Autre Jardin »). Mais c’est surtout à la suite d’un article paru dans le Reader’s Digest en 1981 (30 millions d’exemplaires en 12 langues) que la méthode Jean Pain acquiert un renommée internationale. Malheureusement, Jean Pain décède d’un cancer la même année à l’âge de 51 ans, ce qui a sans aucun doute entravé la diffusion et surtout le perfectionnement de cette méthode qui mérite d’être redécouverte.
Installé dans une région de garrigue propice aux incendies de forêt, Jean Pain s’efforce de débroussailler les sous bois et décide de valoriser les broussailles et branchages récoltés en les compostant. Dans un premier temps, il fabrique un prototype de broyeur/déchiqueteur dans le but de produire un « broyat » homogène de fins copeaux. Suite à un arrosage copieux pour activer l’activité microbienne, un tas de broyat retourné plusieurs fois se transforme au bout de 9 mois en compost très riche. Jean Pain expérimente cette technique en utilisant le compost ainsi produit dans son jardin potager avec des résultats souvent spectaculaires. Remarquant que le processus de décomposition du compost dégageait une quantité de chaleur non négligeable, Jean Pain consacre ensuite plusieurs années à perfectionner un système de production d’énergie thermique à partir de ce même compost et capable d’alimenter la totalité des besoins d’une maison particulière en eau chaude, chauffage, gaz et électricité.
Le schéma suivant décrit le fonctionnement de cette mini « centrale bio-thermo-électrique » :
Au centre du dispositif se trouve une cuve d’acier hermétique de 4 mètre cubes remplie au trois quarts de broyats en cours de fermentation et macérant dans l’eau. C’est le processus de fermentation qui va produire environ 500 m3 de méthane dans les trois premiers mois. Une fois filtré, le bio-gaz produit alimente deux fours, une gazinière ainsi qu’un petit générateur électrique. On déroule aussi environ 200 mètres de tuyauterie autour de la cuve tout en la recouvrant d’environ 40 à 50 tonnes de broyat arrosé copieusement. Le « gâteau cylindrique » de 3 mètres de haut et 6 mètres de diamètre qui en résulte va produire de la chaleur en fermentant. Raccordé à un puits, l’eau entre froide dans le système et en ressort à une température de 60 degrés à un débit de 4 litres par minute. Cette mini centrale est capable de produire de l’énergie pendant environ 18 mois, à l’issue desquels le système doit être démantelé puis reconstruit avec un nouveau broyat. Elle fournit également un excellent engrais naturel et équilibré sous forme d’humus qui peut être utilisé dans le jardin potager. Il faut compter environ 1ha de forêt pour récolter les 40 tonnes de branchages et de broussailles nécessaires à la confection du tas de compost.
A part le livre et l’article de Reader’s Digest datant de 1981, il existe finalement très peu de documentation sur ce système unique, mais des amateurs enthousiastes dans le monde entier continuent encore aujourd’hui à expérimenter les méthodes Jean Pain. Voir également l’article récent sur «la cabane chauffée au compost ».
Comment calculer son empreinte carbone, ou autrement dit, son empreinte climat ? Comment savoir si votre consommation est compatible avec un monde soutenable ?
Si vous vous posez la question, c’est déjà que vous avez passé une étape et que vous êtes très certainement soucieux de l’environnement. Félicitations ! Pour vous faciliter le travail, j’ai testé plusieurs calculateurs et fait le choix du ‘meilleur‘. L’objectif est de pouvoir calculer son empreinte carbone en 5 minutes et de connaître rapidement les axes d’amélioration à mener.
Avant propos : définitions et objectifs
Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?
L’empreinte carbone est un calcul des émissions de GES associées à la consommation au sens large (demande finale intérieure) d’un pays, quelle que soit l’origine géographique de la production des biens et services destinés à satisfaire cette consommation. Cette approche se distingue de l’inventaire national du bilan carbone, qui mesure les émissions sur le territoire (appelée approche territoriale).
Le gouvernement donne cette définition : « L’inventaire des gaz à effet de serre (GES) d’un pays donné est un tableau par grands secteurs qui présente les émissions sous une forme simple exploitable par toute personne qui souhaite un panorama objectif. Les inventaires sont réalisés en appliquant les principes méthodologiques définis par le GIEC.«
Objectif : passer de 10 à 2t (maximum !) CO2eq/ an
Si vous découvrez seulement ce chiffre, vous risquez d’être secoué : il va falloir en moyenne diviser par 5 vos émissions ! En d’autres termes, diviser votre confort énergétique par 5. Citons la stratégie nationale bas carbone, page 43 :
Rapportée à l’habitant, en 2015, l’empreinte carbone des Français est légèrement supérieure à celle de 1995 : 11 tonnes de CO2eq par personne. En termes d’évolution, l’empreinte carbone des importations a augmenté de 2 % par an en moyenne lors des 5 dernières années, et les émissions
du territoire métropolitain ont baissé de 2,5 % par an. Or, pour limiter l’augmentation des températures à + 2 °C, il faut viser dès les prochaines décennies une empreinte carbone à l’échelle mondiale de 2 tonnes de CO2eq par personne.