Quotidien Shaarli
February 2, 2024
Conseillisme ou communisme de conseils
Définition du conseillisme ou communisme de conseils
Etymologie : du latin consilium, conseil, assemblée, avec le suffixe -isme, servant à former des mots correspondant à une attitude, un comportement, une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie.
Le conseillisme ou communisme de conseils désigne une théorie ainsi qu'une pratique adoptées par différents mouvements politiques, de manières parfois contradictoires, au début du XXe siècle.
L'origine et la référence de ces mouvements se trouvent, selon les luxemburgistes (Cf. Rosa Luxemburg), dans les conseils ouvriers, de paysans ou de communes qui se sont créés en Russie ("soviets") en 1905 et en 1917, en Allemagne lors de la Révolution de 1918-1919, en Italie avec l'expérience des conseils ouvriers de Turin (1919) et en Hongrie en 1956.
Les conseils ouvriers, qui sont une forme de démocratie directe, rassemblent l'ensemble des prolétaires. Le conseillisme se réclame d'une continuité du mouvement ouvrier et se caractérise souvent par :
- un rejet des syndicats, considérés comme des organisations réformistes qui servent à canaliser les luttes sociales et non à les développer,
- le refus de participer aux élections. Seule la lutte sociale permet d'obtenir des acquis sociaux.
- l'absence de soutien aux luttes dites "de libération nationale".
Pour le conseillisme, ce sont les conseils ouvriers qui doivent diriger la révolution. Le communisme de conseils s'oppose donc au "communisme de parti" et en particulier aux conceptions de Lénine pour qui c'est le parti qui doit diriger la révolution et la société socialiste. Il rejette également les dérivés du léninisme : trotskisme, stalinisme, maoïsme, guevarisme, etc.). Ayant pour but une société sans classes, le communisme de conseils est résolument anticapitaliste.
Le conseillisme est parfois appelé "communisme de gauche".
Logement, action sociale, urbanisme, environnement, aménagement du territoire, développement économique, culture, sport, tourisme, mobilité… dans tous ces domaines, les collectivités disposent chacune de compétences différentes et complémentaires de celles de l’État.
Contexte et enjeux
Les collectivités territoriales sont des personnes morales de droit public distinctes de l’État qui bénéficient à ce titre d’une autonomie juridique et patrimoniale. Il y a trois niveaux de collectivités : les communes, les départements et les régions. Certaines collectivités bénéficient d’un statut particulier tant en métropole (collectivité de Corse) qu’en outre-mer (collectivités d’outre-mer).
Les collectivités territoriales s’administrent librement dans les conditions prévues par la loi. Elles possèdent à ce titre des compétences propres. Elles ne peuvent en revanche intervenir dans les domaines relevant exclusivement de l'État (édicter des lois et règlements, exercer des attributions juridictionnelles, compétences propres dans la conduite des relations internationales).
Les compétences des collectivités sont régies par plusieurs principes :
une collectivité ne peut pas exercer une tutelle sur une autre ;
les compétences des collectivités sont définies par le législateur et non par les collectivités elles-mêmes ;
conformément au principe de subsidiarité, « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l'ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon » ;
les communes bénéficient de la clause de compétence générale : elles disposent ainsi d’une capacité d’intervention générale, dès qu'il existe un intérêt local, sans qu’il soit nécessaire que la loi procède à une énumération de ses attributions ;
les régions et les départements exercent, quant à eux, des compétences spécialisées organisées en blocs de compétences spécifiques ;
le principe de compétences partagées est maintenu dans certains domaines. Dans ce cas, la possibilité est donnée à une collectivité d’exercer le rôle de chef-de-file en coordonnant l’action publique sur le territoire concerné ;
les collectivités peuvent déroger à titre expérimental, et pour un objet et une durée limités, aux dispositions législatives ou réglementaires qui régissent l’exercice de leurs compétences.
Les compétences entre les niveaux de collectivités sont réparties comme suit :
Les communes bénéficient de la clause de compétence générale leur permettant de régler par délibération toutes les affaires relevant de leur niveau. Les principales compétences exercées relèvent des domaines suivants : urbanisme, logement, environnement, gestion des écoles préélémentaires et élémentaires. Certaines de ses compétences sont obligatoirement exercées par un établissement public de coopération intercommunale ;
Les départements exercent principalement leur compétences dans les domaines suivants : action sociale (enfance, personnes handicapées, personnes âgées, revenu de solidarité active), infrastructures (ports, aérodromes, routes départementales), gestion des collèges, aide aux communes ;
Les régions exercent principalement leurs compétences dans les domaines suivants : développement économique, aménagement du territoire, transports non urbains, gestion des lycées, formation professionnelle.
Les trois niveaux de collectivités se partagent les compétences dans les domaines suivants : sport, tourisme, culture, promotion des langues régionales, éducation populaire.