Quotidien Shaarli
January 2, 2022
Souvent oubliée, la terre de diatomée mérite d’être (re)découverte, ne serait-ce que parce que c’est l’un des insecticides les plus efficaces tout en étant naturel. Découvrez avec consoGlobe, les différents usages de cette poudre écologique qui vous rendra bien des services dans la maison.
Si la terre de diatomée est utile dans la maison pour se débarrasser des insectes, ce n’est pas son seul usage : voici un petit passage en revue des moyens courants et moins courants d’utiliser ce produit ménager écologique.
La terre de diatomée, un insecticide naturel puissant
La terre de diatomée que l’on trouve dans le commerce est également appelée Kieselgur en allemand, ou encore terre d’infusoires. Vous entendrez parfois parler de Célite, mais il s’agit d’une marque et non d’un nom commun. Elle tire son nom de la diatomite, une roche sédimentaire siliceuse d’origine à la fois organique et fossile.
En l’occurrence, la terre de diatomée est une variété de diatomite et contient des restes fossilisés de diatomées, des micro-algues marines qui sécrètent un squelette siliceux que l’on retrouve dans des carrières.
- La terre de diatomée comme insecticide dans la maison
L’utilisation de la terre de diatomée comme insecticide maison naturel est probablement son usage le plus répandu, la terre de diatomée étant régulièrement vendue à côté des insecticides chimiques dans les supermarchés. C’est notamment un anti fourmi naturel efficace.
Dans la maison, on utilise le produit contre les punaises de lit. Pensez-y notamment si vous partez à l’étranger. On l’utilise aussi contre les cafards, les poissons d’argent ou les puces. On vise les couloirs et les endroits fréquentés par les insectes. Sur les fenêtres et les entrées, c’est particulièrement dissuasif.
- La terre de diatomée comme insecticide au jardin
À l’extérieur, au jardin bio, on utilisera la terre de diatomée contre les chenilles, les pucerons et nuisibles, en saupoudrant un peu de terre de diatomée autour des plants.
Précisons quand même que cela tue effectivement les animaux, donc si vous voulez seulement les éloigner il faudra trouver un autre anti-puceron naturel.
Au jardin, protégez les plantes traitées, car la terre de diatomée devient inefficace si mouillée.
- La terre de diatomée comme insecticide pour les animaux
Votre chien ou votre chat a des puces ? Pas de panique, on peut utiliser la terre de diatomée sans danger comme un anti-puces naturel. Voici comment :
1- Munis de gants, saupoudrez de la terre de diatomée chez vous, à l’intérieur et à l’extérieur, en faisant attention plus particulièrement aux tapis et aux recoins de votre logement susceptibles d’abriter ces parasites.
2- Puis donnez un bain à votre animal de compagnie et le saupoudrez de terre de diatomée sur l’ensemble du pelage tout en le caressant.
3- Le lendemain, aspirez la terre de diatomée à l’intérieur de votre foyer. Il est nécessaire de renouveler ces étapes une fois par semaine pendant trois semaines afin de tuer les larves non écloses au début du traitement.
- Et même pour les poules
Si vos poules sont infestées de poux rouges (ou en prévention), ayez le réflexe terre de Diatomée. Préférez la grise (plus volatil pour une meilleure dispersion) non calcinée (inoffensive pour les animaux) pour usage alimentaire.
Commencer par bien nettoyer le poulailler en enlevant toute la litière, puis équiper d’un masque et de gants, saupoudrer le sol, les murs et les perchoirs de poudre de Diatomée. Réinstaller une nouvelle litière à saupoudrer également si l’infestation est importante, mais pas besoin s’il s’agit d’une mesure préventive.
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Le saviez-vous : la terre de diatomée dans la production du vin
La terre de diatomée trouve des applications dans le vin et la brasserie, où elle est utilisée pour la filtration en raison de sa forte porosité. Ce n’est évidemment pas la seule application : au quotidien la poudre se révèle efficace pour bien des petits tracas, de la même manière que la terre de Sommières, avec laquelle on ne la confondra pas.
À cet effet, on calcine la terre de diatomée pour un usage en filtration. Au quotidien, on choisira une terre de diatomée non calcinée, afin de conserver les principes actifs, principalement la silice.
La terre de diatomée, un fort pouvoir absorbant
La terre de diatomée peut également être utilisée comme cosmétique naturel, mais également comme produit d’entretien en raison de ses vertus absorbantes.
- La terre de diatomée comme masque pour le visage
Comme masque pour le visage, nous utiliserons une autre propriété intéressante de la terre de diatomée, non pas ses capacités insecticides, bien sûr, mais son pouvoir absorbant.
Cette poudre est également un bon exfoliant : retrouvez donc notre recette maison du masque exfoliant à la terre de diatomée
- La terre de diatomée pour la litière du chat
La terre de diatomée est absorbante, disait-on : cela peut être précieux quand il s’agit de recueillir l’urine de votre compagnon à quatre pattes et à longues moustaches. La poudre peut absorber plus d’une fois son poids en eau.
On peut utiliser cette poudre dans une recette de litière maison, ou simplement l’ajouter pour plus d’absorption et moins d’odeurs.
- La terre de diatomée pour absorber les liquides dans la maison
Huile sur le sol, produits ménagers ayant débordé : la terre de diatomée les rend plus faciles à nettoyer.
- Désodoriser les chaussures
Mettez un peu de poudre dans les chaussures. Et voilà !
- La terre de diatomée comme poudre à récurer
Cela peut vous permettre de gratter plus facilement les plats sales. Et ça tombe bien puisqu’on peut aussi l’utiliser pour :
- Nettoyer et faire briller
Abrasive, mais en finesse, la terre de diatomée fait des merveilles sur le cuivre, l’inox, le cuivre, et toute l’argenterie. On crée une pâte avec un peu d’eau, on frotte et on rince.
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Précautions d’usage
Attention : mettre un masque avant de saupoudrer, car la poudre a un pouvoir absorbant, donc elle peut dessécher le nez et la bouche et créer un inconfort, de la même manière que lorsque l’on saupoudre de la farine partout et qu’elle vole, mais en plus absorbant.
Éviter absolument le contact avec les yeux pour cette raison et tenir le produit hors de portée des enfants, comme tous les autres produits ménagers.
Surveiller aussi les animaux pour qu’ils évitent d’en ingérer en grandes quantités (un peu ne leur fera aucun mal).
Et cas d’absorption par accident ? Pas de panique : comme pour les animaux, il n’y a pas de danger à petite dose, certaines études suggérant même que cela serait bon pour la santé en tablettes et diluées dans de l’eau (attention, il s’agit ici de la version alimentaire, et non de la terre de diatomée industrielle pour piscine !).
Ceux qui me connaissent, au sujet de l’orthographe, m’ont déjà entendu dire, non sans humour, que j’étais ‘’Avant-Françoispremiertiste’’. Sans doute, beaucoup pensent que c’est une façon de dédramatiser l’étrange facilité que nous tous nous avons, à faire des erreurs lorsqu’il s’agit de l’orthographe. Et ce n’est pas faux, le français est une langue complexe, qui par ses côtés illogiques et rigides, peut parfois faire plonger le néophyte qui essaye de s’y intéresser, dans la plus sombre des folies. Et il est aisé d’attribuer la source de toute cette souffrance à François premier, qui avec son ordonnance de Villers-Cotterêts fixera la langue française en 1539. Surtout qu’il ne s’est pas arrêté là !
Mais je ne tape pas sur François premier pour cela. À vrai dire, le fait de vouloir homogénéiser la langue n’est pas une mauvaise chose. Et malgré l’orthographe, le français reste une langue riche et vivante de par sa perpétuelle évolution.
Mais alors, qu’est-ce que je reproche à ce roi mort depuis un bout de temps déjà et qui ne peut même plus se défendre ?
Ma méfiance est en fait la même, que celle que j’entretiens envers tous les institutionnels de tous poils qui s’amusent sans cesse à vouloir édicter des règles absurdes, comme la suppression ou le maintien de l’accent circonflexe. En son temps, François premier n’a pas édicter des textes au sujet de la langue française dans un but de clarté ou de facilité d’usage de la langue écrite, il a fait cela pour des raisons bien plus discutables, car politique. Le but était d’instaurer une langue officielle, participant ainsi à la centralisation du pouvoir.
Tout comme la majorité des réformes qui ont suivi, François premier a participé à une institutionnalisation de la langue et a ainsi crée une élite, séparée de la vraie langue, parlée par tous et évoluant par son usage journalier.
Le fait de créer des institutions, comme l’Académie française, ou de vouloir réformer, comme la tentative récente au sujet de l’accent circonflexe, n’est qu’une expression de la volonté de la part des pouvoirs, de contrôler ce que les gens pensent et de leurs meurs. Le meilleur exemple de ce que j’avance ici vient de l’Académie française, qui instaurera dès sa création, une masculinisation de la langue, ce qui entrainera nombre de débats dès les années 1600 d’ailleurs. Masculinisation d’ailleurs qui est toujours en vigueur au niveau des corporations, mais qui n’existe plus dans la langue courante… (Même si les institutions commencent par céder doucement)
Le problème, pour les institutions, c’est qu’une langue vivante évolue par son usage et non en édictant des règles qui ne seront suivies que par quarante imbéciles et quelques intellectuels de bas étage.
Qui se souvient encore des détails de la rectification orthographique du français en 1990, dernier grand chantier institutionnel en date. Force est de constater à l’heure actuelle que personne n’a tenu compte de cette réforme, alors que tous, nous avons accepté certaine expressions récente, comme ‘’être vent debout’’, ou mot récent comme ‘’hashtag’’, qui sont devenu commun à la langue et utilisé par tous.
Comme le disait déjà à son époque Victor Hugo, une langue ne se fixe pas, elle est et doit être en perpétuelle évolution pour ne pas mourir. Et ce n’est pas une quelconque élite qui fait vivre le français, mais bel et bien les usagers communs, c’est-à-dire nous tous.
Voilà pourquoi, j’estime pour ma part, que personne, sous prétexte qu’il fait partie d’une élite, ou veut protéger le français, n’a réellement le droit ni le pouvoir d’imposer une réforme de la langue. Surtout que la langue se réforme elle-même, avec le temps et ses usagers. Mais j’estime également, que chacun de nous, usager du français, avons le devoir, dans la limite du raisonnable, d’être suffisamment éduqué et intelligent afin d’entretenir et d’enrichir notre langue.
Et c’est cette implication et cette responsabilité, qui me pousse à ne pas tenir compte du récent délire institutionnel sur l’accent circonflexe, et qui me fait plutôt m’intéresser à l’étymologie, la sémantique et au sens de certains mots très mal employés à l’heure actuelle, ou à la reféminisation du français, qui se fait sans les institutions d’ailleurs. Car la vraie richesse d’une langue tient à l’orientation que chacun de nous y donne en l’utilisant chaque jour.