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Ğeconomicus est un jeu de simulation économique permettant de découvrir l’influence de la création monétaire sur les échanges. Les joueurs y achètent et vendent des valeurs économiques dans le but d’en créer de nouvelles. Le temps est un facteur important du jeu, à plusieurs niveaux, notamment par le cycle de vie des humains et des valeurs.
L’intérêt du jeu est surtout de comparer différents types de monnaies, dont le concept de monnaie libre, tel que démontré dans La Théorie Relative de la Monnaie.
Le jeu se présente comme un site web libre (à télécharger et installer sur son propre site) comprenant les règles, des modèles de cartes et de billets spécifiques à imprimer, des fichers tableurs permettant la réalisation de comptes rendus finaux ainsi que des liens vers des exemples de réalisations complètes (vidéos, sites internet...).
Rêver sa vie ou vivre ses rêves, Hélène Dubé et Allan Neveu ont choisi la deuxième option. Il y a douze ans, ce couple de québécois a décidé de se lancer dans l’autoconstruction d’un Earthship (ou géonef), un habitat écologique et autonome. Bilan d’une décennie sous le signe de l’autonomie.
Désireux de vivre en autarcie, Hélène Dubé et Alain Neveu - qui ne connaissait rien au bâtiment - se sont lancés dans la construction de leur maison écologique au Canada. Ils ont été séduits par l’Earthship ou géonef en français : une habitation écologique faite à partir de matériaux de récupération (pneus, terre, bois, etc.) et peu coûteuse. Mais surtout, qui tend à l’autosuffisance !
Une maison autonome
Hélène et Alain souhaitaient vivre en autonomie afin de ne dépendre de personne. Ils ont opté pour l’autoconstruction d’un earthship, un habitat écologique apparu dans les années 70, dans la mouvance hippie du “retour à la Terre”. Ils ont d’abord acheté un terrain avec une source d’eau puis, se sont lancés dans l’autoconstruction en 2005. Construite à partir de matériaux recyclés ou de récupération, leur maison est pensée pour économiser et produire de l’énergie mais surtout être en harmonie avec la nature.
Elle dispose d’un chauffage passif et est alimentée en électricité par l’énergie solaire ou provenant d’éoliennes. Le couple dispose de toute l'électricité dont il a besoin mais ne l’utilise que très rarement. Ici, pas de réfrigérateur, ni de sèche-cheveux, l’électricité sert occasionnellement pour la machine à laver. Leur habitat est également doté d’un système de récupération d’eau de pluie, de toilettes sèches et de traitement des eaux usées.
12 ans après, le bilan
La réalisation de ce projet n’a été toujours été un long fleuve tranquille. Le couple a dû faire face aux contraintes climatiques du Québec (températures extrêmes et humidité) mais a finalement su s’adapter avec brio en limitant les pertes de chaleur issues du plancher. De plus, deux grandes baies vitrées sont orientées vers le sud afin de bénéficier de l’ensoleillement et de cultiver fruits et légumes pour tendre vers l'autosuffisance, côté alimentation. Et, tout pousse même en hiver !
Depuis 2005, le couple vit en harmonie avec la nature et en adéquation avec leurs valeurs en limitant leur impact écologique dans leur maison ES-Cargo. C’est la première maison de type "earthship" au Québec. Hélène donne désormais des conférences et ateliers sur la construction écologique et Alain continue de s'intéresser à l'autonomie énergétique (voiture à l‘huile végétale, éolienne, bicyclette génératrice d‘électricité).
C'est une solution presque trop belle pour y croire. La start-up poitevine Filtralife a lancé en septembre dernier une machine capable de rendre potable une eau douce polluée, même par des pesticides. Une innovation qui intéresse en France et à l'étranger. Filtralife est en finale nationale du concours Tech For Futur.
Pour boire l’eau de la Dive à Valence-en-Poitou (Vienne), il faut un peu de force physique et beaucoup d’ingéniosité. Démonstration : gobelet en main, Auguste Minot s'approche du bord de l'eau. "Vous remplissez le réservoir tout simplement : vous allez activer le système avec cette manivelle et là, vous prenez un verre, vous activez le robinet, et vous avez une eau qui sort instantanément potable."
La machine, créée par le jeune homme, fonctionne sans électricité ou produits chimiques. L’eau passe par une succession de filtres. Les membranes bloquent les mauvaises particules et préservent les minéraux. “On est sur un mélange de nano filtration et d'osmose inversée. On va vraiment retenir toutes les bactéries et virus. À la différence d'autres solutions, on va garder les minéraux qui sont essentiels à la vie."
Validée par la Science
Cette méthode a été testée dans un laboratoire, installé à Poitiers et agréé par le ministère de la Santé. Professeur émérite de l'université de Poitiers et spécialiste de la qualité et du traitement des eaux, Bernard Legube a mis la machine d'Auguste Minot à l'épreuve de la science. Son défi : rendre consommable l'eau de la Marne, l'une des plus polluées de France.
"Notre première réaction était d’être surpris, quand même, par le résultat de cette analyse qui est excellente, sourit l'universitaire. Tous les polluants présents dans l’eau ont été éliminés. Que ce soient des polluants métalliques, métaux lourds, ou des polluants organiques comme des pesticides."
Des pesticides absents des résultats. Plus de 500 paramètres ont été évalués. Par exemple, le taux de glyphosate. La réglementation actuelle tolère 0,1 micro gramme par litre. “Dans l’eau filtrée par Filtralife, on a moins de 0,03 microgramme par litre, soit trois fois moins que ce qui est toléré dans les eaux potables", explique Bernard Legube.
Paris, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique
Invention, presque miraculeuse, née dans la tête de Paul Minot, ingénieur de formation. Tout a commencé, par un dessin. "Les prémices de Filtralife, ça m’est arrivé à 23 heures, le soir. J'ai eu cette idée de rendre potable toutes les eaux de surface à travers le monde. Dès le lendemain, j'ai commencé à bosser sur le projet."
Avec son fils Auguste, ils ont mis plusieurs mois à concevoir LE système de filtration adapté. Un système breveté et gardé secret, qu’ils veulent exporter. Tous deux rêvent de conquérir l'international. “On échange avec des ONG comme Médecins sans frontières, Action contre la faim..., raconte Auguste Minot. Et puis une partie privée, ou de grandes entreprises, présentes en Afrique, en Amérique du Sud ou en Asie."
Mais pour l'heure, direction Paris. Filtralife a été sectionnée pour la finale nationale du concours d'innovation Tech for Future. Le startupper poitevin a défendu son invention devant un jury de professionnels. “Ça passe très vite, trois minutes de pitch, trois minutes de questions. Il faut être précis. Au vu des réactions, ça a pas mal plu. Les arguments sont assez solides. Maintenant, on attend les résultats le 28 mars."
Auguste et Paul Minot sont confiants. L'enjeu est crucial. Selon l'OMS, en 2022, 9 % de la population mondiale n'a pas accès à l’eau potable.
Un reportage signé Marie Colin, Morgane Knoll et Bénédicte Biraud
Le Conseil constitutionnel,
Saisi par le Président du Sénat, sur la base de l'article 61 2e alinéa, de la Constitution, du texte de la loi relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel direct et adoptée par le Peuple dans le référendum du 28 octobre 1962, aux fins d'appréciation de la conformité de ce texte à la Constitution ;
Vu la Constitution ;
Vu l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
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Considérant que la compétence du Conseil constitutionnel est strictement délimitée par la Constitution ainsi que par les dispositions de la loi organique du 7 novembre 1958 sur le Conseil constitutionnel prise pour l'application du titre VII de celle-ci ; que le Conseil ne saurait donc être appelé à se prononcer sur d'autres cas que ceux qui sont limitativement prévus par ces textes ;
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Considérant que, si l'article 61 de la Constitution donne au Conseil constitutionnel mission d'apprécier la conformité à la Constitution des lois organiques et des lois ordinaires qui, respectivement, doivent ou peuvent être soumises à son examen, sans préciser si cette compétence s'étend à l'ensemble des textes de caractère législatif, qu'ils aient été adoptés par le peuple à la suite d'un référendum ou qu'ils aient été votés par le Parlement, ou si, au contraire, elle est limitée seulement à cette dernière catégorie, il résulte de l'esprit de la Constitution qui a fait du Conseil constitutionnel un organe régulateur de l'activité des pouvoirs publics que les lois que la Constitution a entendu viser dans son article 61 sont uniquement les lois votées par le Parlement et non point celles qui, adoptées par le Peuple à la suite d'un référendum, constituent l'expression directe de la souveraineté nationale ;
-
Considérant que cette interprétation résulte également des dispositions expresses de la Constitution et notamment de son article 60 qui détermine le rôle du Conseil constitutionnel en matière du référendum et de l'article 11 qui ne prévoit aucune formalité entre l'adoption d'un projet de loi par le peuple et sa promulgation par le Président de la République ;
-
Considérant, enfin, que cette même interprétation est encore expressément confirmée par les dispositions de l'article 17 de la loi organique susmentionnée du 7 novembre 1958 qui ne fait état que des « lois adoptées par le Parlement » ainsi que par celles de l'article 23 de ladite loi qui prévoit que « dans le cas où le Conseil constitutionnel déclare que la loi dont il est saisi contient une disposition contraire à la Constitution sans constater en même temps qu'elle est inséparable de l'ensemble de la loi, le Président de la République peut promulguer la loi à l'exception de cette disposition, soit demander aux Chambres une nouvelle lecture » ;
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Considérant qu'il résulte de ce qui précède qu'aucune des dispositions de la Constitution ni de la loi organique précitée prise en vue de son application ne donne compétence au Conseil constitutionnel pour se prononcer sur la demande susvisée par laquelle le Président du Sénat lui a déféré aux fins d'appréciation de sa conformité à la Constitution le projet de loi adopté par le Peuple français par voie de référendum le 28 octobre 1962 ;
Décide :
Article premier :
Le Conseil constitutionnel n'a pas compétence pour se prononcer sur la demande susvisée du Président du Sénat.Article 2 :
La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.Journal officiel du 7 novembre 1962, page 10778
Recueil, p. 27
ECLI : FR : CC : 1962 : 62.20.DC
surveillances des arbres
Vers un nouveau paradigme productif.
La crise sanitaire mondiale que nous vivons a affecté nos sociétés, nos modes de vie, nos entreprises.
Ce coup de pied donné dans la fourmilière saura-t-il engendrer des impacts positifs, des comportements vertueux ?
Des artistes, des scientifiques, des personnalités de la société civile appellent de leur vœux une refonte de notre société, en profondeur. Une société qui ferait la part belle à la transition énergétique, moins énergivore, plus humaine, et, in fine, plus vivable pour tous et pour notre planète. Une société où l’on privilégierait une production localisée, et où les avantages financiers ne seraient plus le premier critère.
MDI poursuit son travail visant à produire des moteurs propres, n’émettant ni particule fine, ni gaz, tout en étant « éco-construit » tout au long de son cycle de vie.
Cette démarche est assortie à une vraie réflexion sur la dimension économique et humaine du modèle productif.
Notre projet industriel prévoit la production de véhicules et de solutions de stockage d’énergie renouvelable, au sein de petites unités de production, proches des bassins de chalandise, au cœur des territoires.
Des entités à taille humaine, au management ouvert, recrutant ses salariés au plus proche.
60 à 80% de la chaîne de valeur est produite au sein du site industriel, générant une faible consommation « d’énergie grise ».
Le paradigme industriel proposé par MDI promeut une localisation des emplois et une relation au travail centrée autour de l’humain.
Trois valeurs fondent la démarche de MDI : humanisme, écologie et innovation. Nous pensons que la conjonction de ces valeurs peut nous amener vers une société meilleure, moins énergivore, sur une planète aux ressources respectées.
Ce paradigme productif vertueux a été pensé et préparé comme une pierre angulaire du concept MDI.
Une première unité productive est présente en Sardaigne, d’autres devraient essaimer au fil de l’extension de nos licences vendues.
La refonte des concepts industriels post-Covid 19 s’inspirera peut-être de cette idée. Ce serait un clin d’œil à Guy Nègre, notre fondateur, qui en est à l’origine.
Version 45km/h
lite
À partir de CHF 16.490,00 / 141,00 mtl.
Caractéristiques
Limité à 45 km/h (L6e), permis de conduire AM requis, Autonomie Standard 93 km, Intérieur et jantes finition Lite, deux couleurs extérieures Lumières LED, toit standard, détails de garniture orange, porte avec système soft close, mode sport, double affichage, chauffage.
Livraison à partir de juin 2024
une touche de rétro
Dolce
À partir de CHF 17.690,00 / 152,00 mtl.
Caractéristiques
Intérieur & enjoliveur Dolce, barres lumineuses Infinity à LED, toit ouvrant, couleurs rétro & détails chromés, volant en cuir végétal, mécanisme Soft-Close, mode sport, deux écrans, chauffage
Livraison dès maintenant
le moderniste
COMPETIZIONE
À partir de CHF 19.990,00 / 172,00 mtl.
Caractéristiques
Autonomie moyenne 177 km, intérieur & enjoliveur competizione, barres lumineuses infinity à LED, toit ouvrant, couleurs mates & détails chromés, volant en cuir végétal, mécanisme Soft-Close, mode sport, deux écrans, chauffage
Livraison dès maintenant
Nouveau souffle ou nouveau pschitt pour la voiture à air comprimé ?
Philippe SCHWOERER / 16 Mars 2019 10:21
Voiture à air comprimé
Depuis quelques jours MDI communique à nouveau sur sa page Facebook autour de son AirPod 2.0. Avec une présentation intérieure-extérieure modernisée, l’engin désormais connecté apparaît bien plus convaincant.
Un concept revu dans sa présentation
Deux sièges bleus, blancs et rouges et cuir avec surpiqûres, un volant au centre duquel se trouve un écran numérique et tactile, derrière lui une tablette qui donne différentes informations au conducteur dont la vitesse instantanée et l’autonomie restante, un coffre d’une contenance de 400 litres : voilà pour le tour du véhicule permis par une vidéo d’environ 1 minute.
L’autonomie est indiquée selon 2 modes d’alimentation : 100-120 kilomètres à l’air comprimé seul, 300-360 km en fonctionnement bi-énergie, sans autres précisions. L’ouverture frontale est conservée pour ce quadricycle léger dont la vitesse maximale serait donc limitée à 45 km/h, alors qu’il pourrait grimper à 80 km/h.
Caractéristiques techniques
Une petite vingtaine de centimètres plus long que la largeur d’une Tesla Model S (2,13 contre 1,96 m), et un peu plus large qu’une Peugeot iOn (1,50 contre 1,47 m), mais plus haute de 10 cm que cette dernière (1,71 contre 1,61 m), l’Airpod pèserait 280 kilos à vide. MDI insiste sur le fait que le véhicule peut se garer perpendiculairement au trottoir, citant une largeur standard de 2,20 m pour les places de parking.
Le moteur monocylindre réversible à air comprimé réalisé en aluminium (bloc et culasse), développerait une puissance de 10,2 cv (7 kW) à 1.500 tours par minute, avec un couple maximal de 45 Nm. Il transmet le mouvement aux roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte de vitesses automatiques à commandes au volant. L’énergie cinétique aux décélérations serait récupérée. L’air comprimé serait stocké dans 2 réservoirs de chacun 125 litres.
Salivants mais…
Si la page Facebook ne mentionne que l’AirPod 2.0, le site Web de MDI présente plusieurs véhicules à air comprimé intéressants (Air One découvrable 3 ou 5 places, Air Tuktuk pour les mégapoles, chariot élévateur Air Lift, bateau de plaisance 8 places Air Stream, vélo à assistance Air Bike) ainsi qu’une réserve d’énergie Air Power et un concept de lampadaire autonome.
Aussi salivants soient tous ces concepts, on ne peut que se souvenir des différentes polémiques (à retrouver facilement sur Internet) qui entourent l’entreprise. On retrouve d’ailleurs sur ses supports de communication 4 points récurrents : une homologation en cours mais qui ne serait pas difficile à obtenir, des appels au public et aux professionnels pour cofinancer des usines, des propositions d’achats de licences (sans exclusivité ?) pour vendre des véhicules qui n’existent pas encore et n’existeront peut-être jamais, l’idée que des lobbys (« groupes de pression d’origine pétrolière, électrique, et maintenant de l’énergie hydrogène, ou autres ») s’activeraient à bloquer le développement des véhicules à air comprimé. Bref, l’habituel discours.
Prudence
Concrètement, comment MDI explique vraiment et de façon vérifiable que depuis presque 30 ans (MDI a été créée en 1991) de travaux aucun véhicules à air comprimé n’est sorti en série de ses usines pour inonder les rues ?
Tant qu’Automobile Propre ne pourra pas essayer un véhicule MDI à air comprimé au moins sur circuit et valider, même à 75%, l’autonomie annoncée, nous ne pouvons qu’appeler nos lecteurs à la plus grande prudence, si ce n’est plus. Dans ce contexte, les témoignages non réalistes ne sauraient plaider en faveur de cette technologie. Automobile Propre et son équipe seraient cependant très heureux de pouvoir ajouter la solution air comprimé, si elle est démontrée fiable et efficace sur le terrain, dans la palette des choix pour la mobilité durable.
Nous nous attendons bien sûr à recevoir des avis tranchés des inconditionnels des véhicules à air comprimé. A chacun de creuser sérieusement le sujet.
Source ADIT (juillet 2007): Voitures à air, première mondiale chez Tata Motors:
http://www.novethic.fr/
Développement durable
L’industrie automobile nous prépare des véhicules allégés, des voitures rudimentaires mais extrêmement économiques destinés aux nouveaux marchés, émergents et écologiques. Le fabricant Tata Motors, en Inde, va équiper ces nouveaux modèles d’une motorisation française, carburant à l’air comprimé. Une solution pour rouler sans pollution ou presque, prévue fin 2008. Son concepteur s’explique.
«Tata Motors veut faire une voiture ultra-économique et notre technologie de moteur propre a suscité son intérêt. Nous lui avons concédé la licence de notre motorisation, pas de nos voitures, et l’accord ne s’applique que pour l’Inde» explique Guy Nègre du groupe MDI, l’inventeur de la voiture à air comprimé installé dans le Sud de la France, près de Nice. «Tata Motors pourra fabriquer ses propres voitures sur son marché intérieur tandis que nous allons déployer nos petites unités de production dans le reste du monde, selon notre business model qui est de fabriquer la voiture sur place, chez le concessionnaire.»
10 à 12 € le kilo
L’accord, conclu en février 2007, a représenté un vrai ballon d’oxygène pour l’entreprise, à deux doigts de fermer ses portes. «Durant les trois dernières années, plus que du surplace, on a carrément fait de la marche arrière"juge Guy Nègre. "Nous étions complètement asphyxiés, avec un effectif tombé à 12 personnes.» Mais la recherche et développement a continué, de façon à mettre ce temps a profit pour faire évoluer la technologie et travailler sur l’idée d’une voiture à très bas prix. Pour l’entrepreneur, «ce modèle, la OneCat, doit être une «hyper-low-cost» nous pensons pouvoir l'amener sur le marché européen à 3.500€.» Un défi en phase avec les stratégies poursuivies par Renault et Tata Motors.
Premier facteur, les voitures se vendent au poids. De l’ordre, grosso modo, de 10 à 12 € le kilo selon les matériaux employés, de la tôle ou non, etc. Pour faire une voiture bon marché, il faut donc qu'elle soit légère. «Nous avons ainsi repensé la voiture d'une manière très différente, avec des carrosseries en fibre de verre stratifiées et un châssis très particulier, à base de tubes et de plaques d’aluminium. La OneCat va faire dans les 350 kilos et la MiniCat, à vocation urbaine, 550 kilos maximum.»
35 g de CO2 au km
Seconde innovation, et de taille pour les puristes, l’air comprimé ne sera plus le seul carburant consommé. Chacun des modèles prévus sera décliné en deux versions, en mono ou biénergie. Ces dernières, essentiellement destinées aux particuliers, pourront à la fois rouler en ville, à l'air, ou faire de la route avec un adjuvant énergétique qui peut être un alcool, une huile végétale, du fossile. «Alors, pendant que vous roulez, le véhicule refait son plein d'air. Et le cycle peut se répéter décrit le dirigeant de MDI, enthousiaste. On peut comparer cela à une hybride, type Prius, sauf que vous disposez d'un seul et même moteur. Vous n'avez plus les contraintes d'autonomie ou de puissance des mono-énergies. Cela devient une vraie voiture avec laquelle vous pouvez traverser la France en consommant moins de 2 litres au 100 et 35 g de CO2 au km.». Cette révolution suppose une version biénergie dotée d’un seul réservoir d’air comprimé au lieu de trois qui lui laissent tout de même de quoi parcourir 60 km en ville, à zéro pollution. «Il est certain que, dans ces conditions ,le particulier aura sans doute peu d’intérêt à opter pour la version monoénergie.»
Limitée par une autonomie d’environ 80 km, plus longue à recharger – comptez 5h30 une fois branchée sur une prise de courant – la monoénergie sera tout de même proposée en entrée de gamme, pour les flottilles d’entreprise notamment. Même si, et c’est assez paradoxal, la mono-énergie sera peut-être un peu plus chère à produire parce que le réservoir haute pression est un poste onéreux, précise l’ingénieur.
En gestation depuis plus de 10 ans, régulièrement exhibé devant les médias, le concept de la voiture à air comprimé a souvent souffert de ses effets d’annonce. Et cette fois? «Nous avons établi avec Tata un programme de 18 mois», répond Guy Nègre. «Un planning commun, car lorsqu’on travaille pour l'Inde, c'est la même chose en Europe. Auparavant, je parlais aussi de deux ans, mais il s’agissait d’un délai conditionné à l’arrivée de fonds. L’accord signé avec Tata Motors nous donne les moyens financiers. La fabrication des prototypes est en cours, celle de l’usine modèle aussi. Tout devrait être opérationnel au second semestre 2008.» A temps pour le Mondial de l'Automobile?