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Histoire
C'est à Sybaris, en Grèce, qu’est retrouvé un texte similaire aux brevets, la « Loi de Sybaris », rendant publiques des recettes de cuisine mais en réservant expressément la paternité à leur inventeur. Ce texte datant du VIe siècle av. J.-C. est considéré comme le plus ancien régime de protection de propriété intellectuelle.
Le plus ancien brevet technique à vocation industrielle connu en Europe est délivré en 1421 à Florence à l'architecte et ingénieur Filippo Brunelleschi, pour un de ses nombreux appareils de levage destiné à la manutention de marchandises transportées par bateau4.
À la même époque, en 1469, la ville de Venise octroie à un assistant de Gutenberg, pour la durée de sa vie et à l'exclusion de tout autre, un brevet lui réservant le privilège d'imprimer par un système utilisant des caractères mobiles[réf. nécessaire].
Durant l'Ancien Régime, les rois de France accordent une certaine protection juridique aux innovations sous forme de lettres patentes réservant à l'inventeur le monopole de l'exploitation de leur invention5.
En 1791, le droit de propriété intellectuelle de l’inventeur est consacré par les constituants lors de la Révolution française et se traduit par le régime moderne des brevets, un an après les États-Unis6. Les patentes, au sens moderne du terme, sont introduites en droit français sous la Révolution par la loi du 7 janvier 1791, dont les décrets d'application, votés par l'assemblée nationale, sont fixés par la loi du 25 mai 1791. Le terme « brevet d'invention » se substitue alors à l'appellation « patente », laquelle désigne soit l'impôt que devra acquitter le bénéficiaire en application du décret d'Allarde (contribution des patentes), soit les patentes anglaises. Un dépôt général est créé sous le nom de Directoire des brevets d'invention, lesquels sont délivrés sous la surveillance et l'autorité du ministre de l'intérieur. Le demandeur d'un brevet doit en faire la demande auprès du secrétariat de son département. La réception des dépêches au directoire fait ensuite l'objet d'un procès-verbal. L'article 6 de ladite lue le brevet (anciennement patente) doit notamment comprendre la description précise ainsi que les illustrations annexées au procès-verbal. Ledit brevet est enfin scellé puis renvoyé au département du demandeur. L'article 1er de l'arrêté du Gouvernement du 27 septembre 1800 (5 vendémiaire de l'an IX) dispose enfin que les brevets d'invention, de perfectionnement et d'importation sont délivrés tous les trois mois, et publiés au bulletin des lois.
Le ginkgo, une histoireTout comme la welwitschia, le séquoia de Chine et le pin de Wollemi, le ginkgo appartient au groupe des gymnospermes, dont les graines sont souvent protégées dans des cônes, comme c’est le cas pour les sapins et les épicéas. Les gymnospermes, à la différence des sophoras ou des catalpas par exemple, ne sont donc pas des plantes à fleurs (appelées, elles, angiospermes).
La diversité des gymnospermes a été maximale au Mésozoïque (-250 à -66 millions d’années) avant de fortement régresser. Il n’en subsiste aujourd’hui que mille espèces environ, surtout répandues dans les régions boréales et montagneuses.
Certaines lignées de gymnospermes ne sont plus représentées que par une seule ou quelques espèces, souvent considérées comme « reliques » de ces groupes anciens. Le Ginkgo biloba, arbre vénérable rescapé de l’ère primaire, fait partie de ces « espèces reliques ».
Comment reconnaître le ginkgo ?
Le ginkgo (Ginkgo biloba L.) est l’unique représentant actuel de la famille des Ginkgoaceae et de l’ordre des Ginkgoales. Il se reconnaît très facilement à ses feuilles en éventail qui sont souvent bilobées, ce qui a donné son nom à l’espèce, biloba. À l’automne, son feuillage caduc prend une teinte jaune d’or de toute beauté avant de tomber. C’est un arbre de belle allure, à port très caractéristique, pouvant atteindre 30 à 40 m de hauteur en France. qui a commencé il y a 200 millions d’années
Comment les arbres sont apparus sur Terre ?
30 novembre 2021
Les arbres sont apparus plusieurs fois indépendamment au cours de l’évolution. Et il n’y a pas une espèce d’arbre qui soit l’ancêtre de toutes les autres.
L’apparition et la diversification des arbres sur Terre sont le résultat d’une longue évolution. Il y a plus d’un milliard d’années, les premiers végétaux étaient sans doute des algues vertes minuscules qui peuplaient l’océan. C’est à partir de ces algues que d’autres végétaux, de petites plantes proches des mousses, ont colonisé la terre ferme il y a 500 millions d’années. Puis d’autres plantes terrestres se sont diversifiées, parmi lesquelles les fougères et plantes à graines.
Parmi cette multitude de plantes, de nombreuses espèces sont des arbres, d’autres sont des herbes, des lianes, des plantes aquatiques, etc. Mais que désigne-t-on par arbre ? Pour certains botanistes, les arbres doivent avoir un tronc qui résulte d’une croissance en épaisseur continue, conduisant à la formation de bois. Pour d’autres botanistes, comme le spécialiste des arbres Francis Hallé, les arbres sont toutes les « grandes » plantes, à longue durée de vie, avec un tronc à croissance verticale même sans former de bois (ce qui inclut donc les fougères arborescentes, palmiers, bananiers et dragonniers).
Peut-on dire que toutes les espèces d’arbres sont apparues à partir d’une seule espèce d’arbre ancestrale ? Répondre à cette question demande de reconstituer les liens de parenté entre les espèces d’arbres. Le résultat de cette démarche comparative des espèces aboutit à une conclusion claire, indépendamment de l’une ou l’autre définition de l’arbre : les espèces d’arbres appartiennent à des familles botaniques diverses et éloignées dans lesquelles on trouve souvent à la fois des arbres et d’autres formes comme des herbes par exemple.
Cela signifie que les espèces d’arbres ne sont pas plus étroitement apparentées entre elles qu’elles ne le sont d’autres formes de vie végétales (comme les herbes). En d’autres termes, les arbres sont apparus plusieurs fois indépendamment au cours de l’évolution, et il n’y a finalement pas une espèce d’arbre qui soit l’ancêtre de toutes les autres.
Si les arbres ont été inventés plusieurs fois au cours de l’évolution, c’est que la hauteur procure de formidables avantages. Comme les plantes ont besoin de lumière pour réaliser la photosynthèse et se développer, se hisser au-dessus des autres est une stratégie évolutive très efficace ! L’élévation des plantes permet aussi de propager les organes de dispersion (spores ou graines) sur de plus grandes distances. Ainsi, toute une diversité de plantes a évolué avec certaines formes arborescentes apparues il y a un peu moins de 400 millions d’années.
Ces arbres des périodes très anciennes sont connus grâce aux fossiles que l’on peut trouver dans les roches qui se sont formées au moment de la vie de ces arbres ou peu après. Il existe même des forêts pétrifiées (c’est-à-dire transformées en pierre) avec des milliers de troncs d’arbres. Le site le plus connu est celui du Parc national de la Forêt pétrifiée en Arizona, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.