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Phalanstère, Familistère et cités ouvrières
Le Familistère bâti par Godin n’est pas le phalanstère imaginé par Charles Fourier. L’un existe, l’autre non. La nécessité de construire en réalité amène Godin à interpréter de façon originale le palais sociétaire. Le Familistère n’est pas davantage une « cité ouvrière » au sens qu’on donne à cette expression depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Il en est même le contre-modèle.
Phalanstère et Familistère
Dans la société harmonieuse imaginée par le philosophe Charles Fourier, une phalange, association de 1620 individus, vit dans un confortable palais. Celui-ci est édifié au centre d’un vaste domaine agricole. Les ailes du phalanstère forment des cours plantées de jardins. Une rue-galerie intérieure, sur le modèle de la grande galerie du Louvre, irrigue l’ensemble de l’habitation unitaire. Le phalanstère comprend de multiples salles communes ou « séristères », des logements à double rang de chambre, des ateliers domestiques et industriels, des écoles, un opéra, un temple, etc. La tour d’ordre dominant la grande place centrale assure les communications et permet de diriger les groupes de travail. Les disciples de Fourier diffusent une saisissante représentation du phalanstère inspirée du château de Versailles. Les essais de réalisation sont des échecs.
Jean-Baptiste André Godin nomme sa cité Familistère par analogie avec phalanstère mais aussi pour l’en distinguer. Le Familistère est industriel : il s’élève non pas à la campagne mais dans les faubourgs d’une ville, à proximité de la manufacture qui emploie les travailleurs. Les 500 appartements du Familistère hébergent 1 500 à 2 000 personnes. Le système de cours et de coursives du Palais social transpose de façon originale la rue-galerie du Phalanstère : les atriums vitrés des grands hôtels parisiens sont toutefois pour Godin une référence aussi importante que celle de la rue-galerie fouriériste. Le belvédère du pavillon central et la place du Familistère sont bien sûr des « citations » de la tour d’ordre et de la place du phalanstère. Par contre, le groupe formé par les écoles et le théâtre du Familistère est parfaitement inédit.
Familistère et cités ouvrières
Par « cité ouvrière » on a d’abord entendu l’immeuble collectif de logements réservés aux ouvriers, sur le modèle des hôtels garnis et des maisons pour familles édifiées à Londres dans les années 1840. Le caractère exogène de l’habitation ouvrière collective est ainsi souligné en 1855 par le docteur Lepelletier de La Sarthe : « L’établissement de cités ouvrières fut donc une rêverie de notre siècle, un de ces produits de fabrique anglaise dont le sol de la France n’a permis l’édification que pour en démontrer, par les faits, le peu de sens et d’opportunité ». La Cité Napoléon, ouverte en 1853 à Paris, est l’un des exemples français de ces cités ouvrières. Mais l’expression va rapidement désigner les ensembles organisés de logements ouvriers individuels. Le médecin hygiéniste Louis-René Villermé peut écrire en 1850 : « Autant qu’il est possible, il faudrait que chaque cité se composât exclusivement de petites maisons non contiguës ». Cette recommandation est suivie par la plupart des industriels et des philanthropes en France.
Godin étudie les réalisations des sociétés industrielles. Il convient que les services communs des cités de Mulhouse contribuent « au développement physique, industrieux, intellectuel et moral de la population ». Et Il se trouve lui-même confronté à la nécessité de sédentariser une importante main d’œuvre pour faire fonctionner l’usine de Guise. Mais, de même que les fouriéristes, Godin a en horreur la maison individuelle : « Les prôneurs des petites maisons ne remarquent pas qu’en descendant un peu, à partir de la petite maison, on voit poindre la hutte du sauvage », écrit-il par exemple dans Solutions sociales. La petite maison en propriété est une « épave des idées sociales » et une erreur économique.
Le Familistère se distingue radicalement des cités ouvrières. Il ne repose pas sur le principe du logement individuel mais sur celui de l’habitat collectif. À Guise, pas de château du patron, de maisons d’ingénieur ou de contremaître. Un même palais abrite les appartements du fondateur, de l’institutrice ou du mouleur. Chacun qui le souhaite s’y loge selon ses besoins. Tous sont locataires et jouissent des mêmes services.
Dans le Palais du travail, les familles ne trouvent pas le « logement minimum » mais l’habitation pourvue des « équivalents de la richesse ». Avec la fondation de l’Association coopérative du capital et du travail en 1880, le Familistère devient la propriété commune de ceux qui y travaillent et y habitent. Il est conçu comme un moyen d’émancipation collective.
Phalanstère, cités ouvrières, Familistère
La conception de l'habitation populaire selon Victor Considerant, chef du mouvement fouriériste, et selon Jean-Baptiste André Godin s'oppose à celle d'Achille Penot, vice-président de la Société industrielle de Mulhouse. Leur position s'exprime avec clarté et concision dans les citations qui suivent.
« Ce n’est plus à bâtir le taudis du prolétaire, la maison du bourgeois, l’hôtel de l’agioteur ou du marquis. C’est le Palais où l’HOMME doit loger. Il faut le construire avec art, ensemble et prévoyance ; il faut qu’il renferme des appartements somptueux et des chambres modestes, pour que chacun puisse s’y caser suivant ses goûts et sa fortune ; puis il y faut distribuer des ateliers pour tous les travaux, des salles pour toutes les fonctions d’industries ou de plaisir. »
Victor Considerant, Description du Phalanstère, 1848.
« Il nous semblait que, tout en modifiant le plan de ces maisons, pour obéir à certaines exigences qui se font sentir dans une ville plus qu’à la campagne, il fallait d’abord adopter irrévocablement le principe salutaire, que chaque famille devait avoir son logement séparé et la libre culture d’un jardin. C’est dans ces conditions seulement qu’on pouvait satisfaire en entier aux prescriptions essentielles de l’hygiène et de la morale. »
Achille Penot, Les cités ouvrières de Mulhouse & du Haut-Rhin, 1867.
« Ce qu’il n’est pas possible de faire au profit de familles éparpillées et sans lien, les améliorations qu’on ne peut introduire dans le tohu-bohu des habitations ouvrières, ni à la ville, ni à la campagne, ni dans les caves, ni dans les mansardes habitées ; ce que ne permettent pas même les habitations ouvrières isolées les mieux construites, quel qu’en soit le système : le Familistère le permet, le Palais Social le rend possible, bien plus, il le rend nécessaire. »
Jean-Baptiste André Godin, Solutions sociales, 1871.
Pour aller plus loin :
L’album du Familistère, Guise, Les Éditions du Familistère, 2017, p. 28-29 et chapitre 7.
Jean-Baptiste André Godin, Solutions sociales, Guise, Les Éditions du Familistère, 2010 (réédition de l’ouvrage paru en 1871).
Programme du RDH
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ÉRADICATION DE NOS ACCORDS GÉOPOLITIQUES AU PROFIT DE LA FRANCE
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SORTIE DE L’EUROPE
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RÉAMÉNAGEMENT DE NOS ENGAGEMENTS DIPLOMATIQUES AU PROFIT DE LA FRANCE
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RECONFIGURATION DE NOS OPÉRATIONS MILITAIRES
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RÉVISION À LA BAISSE DU BUDGET DE LA DÉFENSE
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FIN À LA POLITIQUE DISCRÉTIONNAIRE DE LA PRÉSIDENCE AU TRAVERS DE NOS RELATIONS «FRANÇAFRIQUE»
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DIMINUTION DE LA DETTE PUBLIQUE
en l’abandon volontaire de créance de la part des prêteurs et en répudiant une partie de la dette. -
CRÉATION D’UN IMPÔT DE CONVENANCE SUR LES 100 PLUS GROSSES FIRMES ÉTRANGÈRES IMPLANTÉES EN FRANCE
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CRÉATION D’UN IMPÔT DE SOLIDARITÉ SUR LES 100 PLUS GROSSES FIRMES MULTINATIONALES
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CRÉATION D’UN IMPÔT DE PARTAGE SUR LES 100 PLUS GROSSES FORTUNES DE FRANCE
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ENGAGEMENT ÉCOLOGIQUE
Les mesures énoncées dans notre programme ne sont en rien exhaustives quant à celles afférentes à la politique intérieure de notre pays. Elles montrent principalement la direction dans laquelle le RDH se concentre pour réformer l’entièreté de notre organigramme étatique, et pour ce faire, le RDH restructure nos relations extérieures avec les pays étrangers.
En effet, tous les partis politiques en France, et ce sans exception, se focalisent sur la politique intérieure du pays, ce qui explique que pendant des décennies, rien dans notre pays n’a changé. Pire encore, les conditions de vie des travailleurs pauvres (les travailleurs pauvres dans notre pays représentent plus de 60%) ne font que s’aggraver au profit de celles et de ceux qui profitent d’un système où les valeurs démocratiques ne sont en rien respectées. Une fausse démocratie avec des beaux discours et des belles promesses mais rien à l’arrivée.
Les caisses de l’état sont vides et le resteront tant que nos politiciens perdureront la politique de l’autruche. A moins d’une restructuration totale de notre système étatique, en commençant par nos relations extérieures avec les pays étrangers, rien ne changera en France. « L’entretien » de ces relations extérieures avec les pays étrangers coûte très cher aux françaises et aux français, qui en retour ne reçoivent rien, si ce n’est des augmentations du coût de la vie.
De plus, l’avenir des politiques est circonscrit face aux réseaux existants, qui aujourd’hui détiennent des banques de données qui influencent les institutions publiques détentrices de pouvoir y compris tous les lobbys financiers existants. Avec le RDH, ces réseaux prônent la souveraineté du peuple face à l’exécutif.
Le programme du RDH passe donc initialement par la politique extérieure de la France pour permettre de restructurer la politique intérieure de notre pays en permettant ainsi de remplir les caisses de l’état pour finalement apporter aux françaises et aux français une réponse à leurs revendications.
Les mesures quant à la restructuration de la politique intérieure de notre pays s’appliqueront dans tous les domaines. Parmi celles-ci :
– Augmentation du pouvoir d’achat
– Augmentation du smic
– Baisse sur tous les carburants y compris le fuel domestique
– Baisse de toutes les taxes sur les produits de première nécessité
– Augmentation des retraites
– Aide supplémentaire aux handicapés
– Réévaluation à la hausse des salaires des forces de l’ordre
– Réévaluation à la hausse des salaires des sapeurs-pompiers
– Réévaluation à la hausse des salaires des enseignants
– Réévaluation à la hausse des salaires des employés dans le domaine médical
– Abaisser les charges sociales des TPE-PME
– Baisser les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité
– Baisser l’impôt sur les revenus sur les trois premières tranches
– Augmenter l’aide aux agriculteurs
– Indemnisation aux personnes qui auraient subi un préjudice suite à leur refus de se soumettre au vaccin
Le RDH sous sa forme est un parti politique, mais avant tout est un mouvement citoyen et c’est pour cette raison que je ne vous ferai aucune promesse politique. J’en serai d’abord bien incapable, car je ne suis pas un homme politique. Par contre, je m’engage personnellement auprès des françaises et des français à appliquer un cahier des charges pour que notre pays puisse enfin répondre à vos attentes.
A la différence des institutions publiques et privées qui gèrent quotidiennement la vie de nos citoyennes et de nos citoyens au profit d’une minorité, la maison du peuple du RDH profite aux plus démunis en leur apportant une puissance d’état similaire à celle d’un gouvernement, car le RDH peut être confondu à un état dans un état, ou à un pays dans un pays.
La force de frappe du RDH est irréfragable, bien que le RDH ne cherche aucun conflit. Au contraire, la mission du RDH est avant tout humanitaire, car elle contribue à l’évolution des droits de l’homme et à l’évolution des droits de la femme, qui sont directement associés au futur de la France.
Cette évolution reprend les principes fondamentaux de notre constitution, à savoir une vraie république indivisible, laïque, démocratique, et sociale où la souveraineté nationale appartient au peuple.
Vivre la France !
- 47 avenue Pasteur 93100 MONTREUIL +33 (0)1 45 44 48 25
Financer des projets à caractère non-violent et promouvoir la culture de la non-violence
Créer un nouveau monde sans passer par le chaos
The Venus Project, Inc (Le Projet Venus), est une société américaine qui promeut le système d’Économie Basée sur les Ressources (EBR) tel qu'inventé par Jacque Fresco1, un système où l'humanité vivrait en harmonie sociale et environnementale grâce à la technologie et à l'application de la méthode scientifique. Une société permettant de rendre obsolète le besoin d'avoir recours à un système monétaire.
Ce serait une société critique2 où la pensée critique3 et la méthode scientifique sont promus comme méthodes de prise de décisions. Un site web et la diffusion de vidéos ainsi qu'une littérature dédiée visent à promouvoir les principes du Venus Project, l'« Économie Basée sur les Ressources », mais aussi la conception de villes durables, l'efficacité énergétique, la gestion des ressources naturelles et l'automatisation.