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Il est de la responsabilité des autorités de garantir des conditions minimales de sécurité pérennes et d’approvisionnement pour chaque citoyen et à chaque citoyen d’y veiller.
Responsabilités des maires et préfets sur les risques alimentaires
Étant donné l’absence de plan communal de sauvegarde (PCS) et DICRIM intégrant les risques majeurs alimentaires, la sensibilisation des populations n’est pas faite à ce sujet.
Pourtant, en cas de dommages et de troubles à l’ordre public résultants de ruptures de chaînes d’approvisionnement et de stocks alimentaires (2 à 3 jours de stock dans les magasins) et donc de rupture du continuum sécurité défense, les maires et préfets qui ne sauraient faire face aux violences seraient potentiellement coupables à l’article 121-3 du Code Pénal pour manquement à une obligation de prudence ou de sécurité.
L’information à la population sur les risques majeurs est cruciale. La vérification que cette information a été bien assimilée par les citoyens est également importante. Ces deux actions participent du continuum sécurité défense.
Porté par une cinquantaine d’hommes et de femmes depuis 2014, TERA est un projet expérimental situé dans le Lot-et-Garonne. Une ferme, un écohameau, un centre de formation et d’autres activités économiques seront à terme répartis sur trois lieux différents, dont un a été acheté grâce à un prêt de la Coopérative Oasis. L’objectif ? l’autonomie et la résilience d’un territoire sur un rayon de 30km. Tour d’horizon d’un projet unique en France par son approche globale.
La résilience est partout : à l’Assemblée nationale, où les députés débattent du projet de loi Climat et résilience, largement issu des travaux de la convention citoyenne ; dans les institutions multilatérales, le secrétaire général de l’OCDE ayant proposé aux pays du G7 un forum de l’urgence visant à évaluer la résilience des chaînes de production et d’approvisionnement mondiales. Rien d’étonnant à cela : la pandémie, choc sanitaire, crée une réaction en chaîne sur l’économie, la société, voire, demain, ici et là, sur la stabilité des systèmes politiques ; or la résilience consiste à faire face à un choc, c’est-à-dire à faire en sorte que les systèmes continuent de fonctionner malgré le choc.
Une question se pose néanmoins : tous ceux qui prononcent le mot de résilience ont-ils la même chose en tête ? C’est assez peu probable tant le concept est complexe et débattu. Pour Angel Gurría, la résilience est indissociable de l’ouverture et de l’équité des échanges internationaux. Mais le citoyen européen qui voit s’envoler les courbes du nombre de personnes vaccinées aux États-Unis ou au Royaume-Uni serait tenté de tirer la conclusion que la résilience passe par le nationalisme, le protectionnisme et le « chacun-pour-soi ». Le même type de réflexe s’observe au niveau local, avec cette idée d’une nécessité du retour au local, à la proximité, voire à l’autosuffisance, qui serait l’enseignement majeur de la pandémie. Qu’importe que nous n’ayons pas eu à nous poser la question de ce que nous allions manger en étant confinés, précisément du fait de la multiplicité des chaînes d’approvisionnement, l’idée est ancrée que l’alimentation locale, « c’est bien » par essence.
Si vraiment on veut parler résilience, il pourrait être utile de se rappeler qu’elle passe d’abord par une compréhension des faits et causes qui provoquent la crise. En l’occurrence, si l’enseignement que nous tirons de cette crise est un passage du tout global, marqué par un éclatement opportuniste des chaînes d’approvisionnement au détriment de leur sécurisation, au tout local sans évaluation des risques considérables qui y sont associés (des siècles d’histoire sont là pour le rappeler), alors cette crise n’aura servi à rien. « Nous serons perdus, si nous nous replions sur nous-mêmes ; sauvés, seulement, à condition de travailler durement de nos cerveaux, pour mieux savoir et imaginer plus vite ». N’oublions pas ces propos de Marc Bloch (L’étrange défaite, p. 182) quand nous parlons de résilience, pour nous souvenir que la souveraineté n’est pas le protectionnisme comme l’autonomie n’est pas l’autarcie. Le virus est global, les solutions pour en sortir – les vaccins – de purs produits de la mondialisation. Ce constat vaut tout autant pour affronter les autres immenses défis, par exemple environnementaux, auxquels doivent faire face nos villes et nos territoires.