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Dans le cadre de ses réflexions sur l’avenir de la démocratie, le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise (CJD) a souhaité mettre la focale sur le traitement de l’information par les médias. C’est tout naturellement que l’association patronale a accueilli Gérald Bronner, auteur de la Démocratie des crédules (PUF) et plus récemment de Déchéance de rationalité (Grasset). L’occasion de revenir sur la manière de s’orienter sur le marché dérégulé de l’information et d’insister sur l’importance de mener le combat rationaliste.
Lionel Meneghin : Comment réagir face aux fake news qui inondent les réseaux sociaux ? Comment apprécier la qualité d’une information qui circule ?
Gérald Bronner : Il faut adopter des mesures minimales d’hygiène mentale. En premier lieu, il importe de ne pas diffuser une nouvelle dont on n’est pas absolument sûr qu’elle soit vraie. Il faut se poser préalablement la question suivante : « pourquoi ai-je envie que ce soit vrai ? » Une expression populaire dit : « Dans le doute, abstiens-toi ! ». Ensuite, si je veux creuser la question et me forger un point de vue sur la question, il faut aller sur des sites solides : celui des Académies des sciences, de Pharmacie, des Technologies… On peut aussi se rendre sur les sites de l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS), Hoaxbuster et Conspiracy Watch. Bien sûr, la liste n’est pas exhaustive. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance à certains sites.
L.M. : Contrebalancer notre émotion première par l’exercice de la raison…
G.B. : Il faut veiller à ce que notre émotion ne contamine pas notre capacité à raisonner, notamment via le biais de confirmation qui consiste à privilégier les informations confirmant nos idées préconçues ou nos hypothèses. L’émotion précède souvent le raisonnement. Mais cette émotion ne vient pas de nulle part : elle est le fruit d’un récit et de stéréotypes (élite/peuple, riches/pauvres, etc.). Nous pouvons être dupes de ce type de récit. Et puis il y a des affirmations dont on n’ose pas douter. Si on vous dit qu’il y a 75 000 enfants qui meurent chaque jour pour telle raison, on ne vérifie pas spontanément l’information, on baisse la tête… Mais si finalement on décide d’interroger cette affirmation, notamment en ayant recours à des éléments statistiques, on se rend très vite compte que celle-ci ne tient pas. Face à cela, l’objectif pour chacun d’entre nous est de faire sa déclaration d’indépendance mentale. C’est une utopie ; on n’y arrive jamais complètement. Mais l’important, c’est de s’efforcer d’atteindre cet idéal.
L.M. : Il y a la fake news – la contre-vérité, le mensonge — et l’information orientée, non pas fausse, mais abordée sous un prisme idéologique. « Les faits n’existent pas ; seules existent les interprétations », écrivait Nietzsche. Après tout, comment un journaliste peut-il ne pas interpréter ? La neutralité de la présentation de l’information n’est-elle finalement qu’un mirage et l’objectivité qu’un leurre ?
G.B. : La neutralité absolue est en effet impossible. Nous baignons dans des représentations culturelles. Max Weber a forgé le concept de neutralité axiologique, la liberté par rapport aux valeurs. Bien entendu, j’ai des valeurs, mais je vais utiliser des processus intellectuels qui vont me permettre temporairement de m’en émanciper. Le journaliste ne traite jamais l’information de façon neutre, mais le fait de préciser l’endroit d’où il s’exprime idéologiquement ne suffit pas à l’exonérer de sa responsabilité. Certains en effet, en se déclarant d’extrême gauche, s’estiment lavés de toutes responsabilités intellectuelles. Le journalisme, comme la science, est une méthode, toujours approximative. Elle consiste en premier lieu à présenter les faits en les pensant correctement, c’est-à-dire sans tomber dans des erreurs de raisonnement statistique, erreurs aujourd’hui courantes. Ensuite, il faut s’attacher à l’honnêteté intellectuelle de l’éditorialisation. Tout journaliste a le droit d’avoir un point de vue, mais celui-ci ne doit pas sélectionner les faits qui vont dans son sens et passer les autres sous silence. C’est ce qu’on appelle faire du « cherry picking »[1]. Par exemple, quand Eric Zemmour dit que les terroristes du Bataclan sont courageux, ce n’est pas faux… mais stupide. Oui, c’est peut-être courageux d’aller au-devant de la mort, mais entre toutes les caractéristiques psychologiques qui pouvaient être mises en avant dans le temps de réponse très court que nous offre le temps médiatique, fallait-il réellement que le polémiste mette cette caractéristique en avant ? Il y a des vérités qui sont comme des mensonges.
L.M. : La polémique est un bon moyen d’attirer de l’attention…
G.B. : Dans l’économie de l’attention, la polémique est un bon produit. Notre cerveau est fait pour détecter la polémique, la violence, les rapports agonistiques, le danger. Quand dans une soirée, vous élevez le niveau de votre voix tout en étant menaçant, tout le monde s’arrête de parler. Cela capte notre attention. La question aujourd’hui réside dans le fait de savoir comment libérer le marché de l’information — qui est un bien public — des réalités de l’économie sauvage de l’attention. Si on laisse faire la logique du marché, cela va engendrer un dévoilement des aspects les plus primaires de notre cerveau. Tout en étant attentif aux libertés fondamentales et à la liberté d’expression, je pense qu’il faut une régulation. Cela nécessite des décisions politiques. Face à ces menaces qui pèsent sur le marché de l’information, il faut une révolution pédagogique. Il se passe des choses, mais il y a une déperdition énergétique. Tout le monde agit dans son coin. Les grands opérateurs du net comme Facebook sont impactés et veulent faire des choses.
L.M. : Vous avez travaillé avec de jeunes radicalisés et tenté d’ébranler leurs certitudes. Pourquoi est-il si difficile de faire changer d’avis une personne ?
G.B. : Quelque chose me paraît fondamental ici : le biais d’ancrage mis en lumière par Daniel Kahneman. Quand on est neutre sur un sujet, les premières informations créent un sillon de dépendance narrative. Souvent des groupes constitués porteurs de représentations du monde et d’idéologies vont investir très vite la narration, notamment en termes de santé publique. Si une situation énigmatique survient comme une intoxication alimentaire d’origine indéterminée ou des malformations de naissance, les récits proposant d’en rendre compte précéderont le plus souvent l’analyse scientifique et les médias s’en empareront en utilisant éventuellement le conditionnel. On a tendance à réagir aux attaques faites à la rationalité, mais il est souvent trop tard. L’effet d’ancrage est déjà constitué. L’énergie nécessaire pour revenir sur un point de vue est plus importante que celle pour aller vers ce point de vue. La temporalité est donc fondamentale. Le premier récit possède un avantage concurrentiel. J’avoue ne pas avoir de données scientifiques sur cette question, mais une intuition forte.
L.M. : Dans cette nébuleuse informationnelle où tout semble avoir la même valeur et chacun détenir sa vérité, comment retisser du lien social ?
G.B. : Aucun récit collectif n’émerge aujourd’hui. Nous n’avons plus de récit en commun, mais il existe des récits communs. L’islamisme en est un, d’un point de vue sotériologique, de la façon de vivre ensemble, de régir les mœurs, etc. Il y en a un autre, très fort, c’est un récit apocalyptique : la collapsologie. Certains sont persuadés que tout va s’effondrer et à force de le marteler, cela peut constituer une forme de prophétie autoréalisatrice, ou tout du moins avoir un fort effet de découragement, une démobilisation généralisée. Il faut en revenir à la rationalité, même si ce discours semble aujourd’hui un peu désuet. Le rationalisme est un humanisme. C’est aussi un universalisme. Dans le débat public, il faut combattre certains acteurs – peu nombreux, mais très actifs, comme le PIR – qui visent à segmenter, à fragmenter nos identités et qui nous disent que finalement, nous n’arrivons pas à nous comprendre les uns les autres. Si vous êtes blancs, vous ne pouvez pas comprendre un noir. Ces acteurs vont alors pratiquer l’intersectionnalité. Une expérience plus subtile consiste à intégrer de nouvelles variables. Si vous êtes noir, homosexuel et gros, vous vous situez alors à un croisement. A la fin ne subsistent que des identités individuelles, situées aux croisements d’une infinité de variables. Quid alors du vivre ensemble ? Cela pose un problème. Les intersectionnels ont raison d’une certaine façon : nous sommes tous très différents, notamment par notre socialisation. Il y a bien une infinité de variables qui nous définissent et nous déterminent. Mais ils oublient quelque chose de fondamental : il y a aussi de grands invariants. Les biais cognitifs par exemple. Nous les possédons tous, quels que soient nos origines éthiques, nos confessions religieuses, notre genre, nos orientations sexuelles… L’erreur révèle notre universalité et c’est là son aspect positif. Nous devons revenir à la philosophie des Lumières, mais informés du développement de la psychologie de l’erreur et des neurosciences. Et sans naïveté ! Nous devons tenir compte du fait que nous sommes extrêmement faillibles, mais cela nous rappelle que nous sommes tous des êtres humains. Il y a bien une commune humanité qui permet de nous comprendre. Même avec un salafiste radicalisé, il y a possibilité de fraternité mentale à un moment donné. Nous possédons le même système nerveux. Et c’est cela qui nous permet d’ailleurs de défendre l’égalité. Quel autre argument ? Pourquoi les femmes sont-elles les égales des hommes ? Elles sont pourtant physiquement plus faibles en moyenne. Implicitement, quand nous parlons d’égalité, nous parlons d’égalité du système nerveux, c’est-à-dire de nos capacités cognitives. Il y a de petites différences à la marge, mais il y a égalité. Les compétences sont les mêmes. C’est la même chose avec la couleur de peau. D’ailleurs une personne dont le système cognitif est altéré perd un certain nombre de droits. Les personnes séniles ou déficientes mentalement ne peuvent voter que sous la tutelle d’un juge. Ils ont des droits, mais aménagés. Donc la substance même qui fonde l’égalité et l’universalisme, ce sont les caractéristiques cognitives de l’humanité. C’est pourquoi je le répète : le rationalisme est un universalisme. C’est de cette base, très solide scientifiquement, que nous pouvons refonder un récit, y compris peut-être un récit politique. C’est une invitation à vivre ensemble, quelles que soient nos différences. Mais à condition de ne pas céder sur la défense de la rationalité dans le débat public. C’est la condition de la reconstruction de ce récit commun. Il faut faire attention aux minorités actives. Certains croyants se sentent offensés par certains propos ou théories (comme celle de Darwin) et ne veulent plus les entendre. A un moment donné, l’arbitre, ça doit être la rationalité, le consensus de la communauté scientifique. La rationalité ne doit pas être défendue de manière abstraite. Je crois en la fraternité et ça m’émeut de le penser. Il y a un dispositif émotionnel dans ces propositions. L’histoire n’est pas écrite. Aux rationalistes de relever leurs manches et d’être convaincants. C’est notre aventure. Chacun peut œuvrer à sa façon, à son niveau.
ancien âge
Vous ne connaissez pas les origines exactes de la châtaigne. Finds des découvertes de fossiles montrent que l'arbre doit être dérivé d'une souche originaire du tertiaire, il y a environ 10 millions d'années et dans une période de climat chaud se répandre Asie, en Europe et Amériques.
Sull'indigenato châtaignier en Italie, on a beaucoup discuté. Les recherches menées par E. et G. Ferrarini Covella[1] certifier, sur la base diverses analyses de pollen fossile récupéré dans les boues de la lagune[2] la plaine côtière Apuan, la présence d'un Cenosis marron datant retour il y a environ 10.000 ans, conservé dans la partie la plus protégée des Alpes Apuanes. Cela montre que l'arbre de châtaignier a été en mesure de résister aux vagues de froid gel qui ont suivi au fil du temps; Par conséquent, l'hypothèse que la dernière vague de froid de se il y a environ 10.000 ans le faire disparaître, puis retour d'Asie Mineure apporté par l'homme, a été abandonné[3].
Plusieurs sont les écrits dont il est clair que le châtaignier était connu dans Grèce depuis les temps anciens. Cependant, le fait qu'ils sont utilisés dans différentes expressions pour indiquer, a souvent causé des doutes et des confusions.
déjà Hippocrate (IV sec. Av. J.-C.) Parle « écrous plats » dont exalte, une fois affiné, la valeur nutritionnelle, laxatif et, au cas où ils sont utilisés dans les peaux, même astringent.
Au cours de la même période Xénophon appel « Écrou plat sans fissures », un fruit qui fournit une bonne nutrition aux populations anatoliennes Ordu et Giresun, témoignant ainsi de la présence de la culture dans Asie mineure.
Théophraste (IV sec. Av. J.-C.) Dans le Histoire des plantes raconter « Gland de Jupiter » se référant à la châtaigne et indique la présence d'châtaigneraie dans l'île d'Eubée, l'île de Crète, et Magensia mont Ida.
Nicandro (III sec. Av. J.-C.) Énumère quatre variétés de châtaignier: Lopima (Difficile à peler) Malacca (L'offre), Gimnolopa (Lint) et Sardaigne (Nom de la ville de Sardi, capital Lidia).
Châtaignes ont également été connus dans la Rome antique.
Caton l'Ancien (sec II. Av. J.-C.) Dans son traité de l'agriculture raconter « noix » Bare.
Marco Terenzio Varrone (Le sec. Av. J.-C.) Dans son manuel De re rustica mentionne un fruit, Castanea, fruits vendus sur les marchés via Sacra à Rome, et qui, comme 'raisin, Il a été offert comme cadeau des jeunes amants aux femmes d'amour.
Virgilio Il dit dans I et VII égloga tout Bucoliche que le châtaignier était présent autour de 38 avant JC et il décrit la plante comme un arbre de fruits commun et bien cultivé; les feuilles ont été faites matelas et le résultat, Castanea, Il était commun et précieux.
Pline l'Ancien (23-79 après J.-C.) attribue l'origine de la culture en Asie Mineure et confirme la diffusion du fruit Italie; considère similaire à châtaignes glands et il se demande pourquoi la nature a caché si soigneusement dans un « dôme hérissée d'épines» en raison de « faible valeur »[4].
Pline se concentre sur l'utilisation du fruit dans le domaine culinaire:
» ... Il y a plus de bien manger si grillé; Ils sont également broyés et forment une sorte de substitut du pain pendant les femmes à jeun »[4] (Pline se réfère aux cultes féminins Cybèle, de Ceres et Isis, où a été interdit l'utilisation de céréales, remplacé par du pain de châtaigne).
Puis six variétés distingue prisées de différents domaines, indiquant les qualités:
« Le Tarantine sont faciles à mâcher et digérer lecture et ont une forme plate. Plus rond est appelé balanitide facile à peler, se détache spontanément la peau sans laisser de traces. Flat est aussi le salariana, tandis que le tarantina est moins flexible, le Corellia est le plus précieux, et donc aussi la tereiana, une variété dérivée de celle-ci par une méthode qui sera discutée à l'égard des greffes, dont le dernier rouge rend préférable à la variété triangulaire et la commune noire, comme la cuisine.
Pline prend également en compte les conditions de stockage du fruit et la suggestion était de placer les fruits dans des pots de sable ou d'argile, placés dans des caisses farcies avec de la paille.
Avec les grandes victoires de Rome et la conquête de nouveaux territoires, la culture étendue au-delà du sol italien et l'ensemble de l'Europe centrale et du sud en peu de temps qu'il était intéressé par la culture et la châtaigne, ils se sont retrouvés dans des bosquets Portugal, Espagne, France, Suisse et Angleterre Du Sud.
Avec le temps pour indiquer la châtaigne du bassin méditerranéen, il a été adopté le mot « sativa » (Castanea sativa Miller) pour le distinguer des autres espèces: américaines et asiatiques.
Moyen âge
En Europe, au moment de l'augmentation de la population de la XII s., La demande de nouveaux espaces verts à mettre en culture grimpé en flèche. Elle a également augmenté, où il était possible de pratiquer la culture de la châtaigne, la surface des bois de châtaigniers, comme en témoignent dall'infittirsi documents relatifs à la châtaigne. De nombreuses communautés, en fait, ont commencé à se soucier de la réglementation, par des lois et des lois, la gestion des forêts et castagneti.c
Par exemple, a mis en place le gouvernement de Lucques en 1483 la "Provisores castanearum" et en 1489 un système judiciaire, la Offizio ci-dessus Selve, afin de se protéger. la statut Il prévoit des peines pour quiconque, les propriétaires et les étrangers, qui, en contravention des dispositions, commettent des actes criminels provoquant des incendies, des coupures et autres dégâts plus ou moins graves.
Dans les fruits marrons Moyen Age sont connus et appréciés comme en témoignent les manuscrits de beaucoup d'hommes de l'époque; dans l'édition de Paris de 1486 le Cris de Paris[5] Chestnuts de attribue Lombardie l'avantage d'être le meilleur disponible sur les marchés de la capitale française, qui démontre la commercialisation maintenant établie de la production surabondante.
De plus en Lombardie, dans la seconde moitié du XVe siècle, le docteur Savoie Pantaleone de Cofienza loue le régime de montagne se compose principalement de châtaignes, les produits laitiers et les produits laitiers, en disant qu'il est en mesure d'offrir une alimentation complète[6].
Les écrits de cette époque ont également assisté à la découverte des différents modes de cueillette des châtaignes et établit une distinction entre Chatain Virida, dire non mature et encore à l'intérieur du hérisson (ou chardon), munda si dépourvue de hérisson et passé à travers un tamis, Sjögren si on le sèche et pelée, piste si après le séchage et l'éplucher a été broyé et le sol pour la préparation de soupes o Farinacci.
Châtaignes se trouvent non seulement comme des fruits frais ou transformés sur les marchés de la ville et sur les tables des riches, mais sont devenus une puce de négociation et de paiement, comme le blé, malgré les idées résultent des prix toujours plus bas que l'avoine, seigle et noix.
A la fin du XVe siècle, une période de guerres et de crises, l'utilisation de la farine de châtaigne se propage plus loin, compenser la pénurie de céréales. Gardez à l'esprit que même le broyage des châtaignes pourrait avoir lieu à la maison et donc pas prévu pour le paiement des taxes sur le terrain.
L'âge moderne
Nell 'Âge moderne châtaignes, maintenant connu dans toute l'Europe, jouent un rôle fondamental dans l'histoire agraire italienne en devenant une seule voix dans les exportations vers d'autres pays, en particulier parfois menacées par la guerre et la famine, en accrochant la nécessité de prévoir des bouches affamées garantissant les stocks agricoles disponibles .
Une autre confirmation de la forte augmentation de la récolte, dans la période 1500-1800, sont les nombreux séchoirs construits un peu partout.
XXe siècle
Au XXe siècle, le châtaignier italien évolue en difficulté: dans la première moitié du siècle, avec sa production diversifiée, la châtaigne continue de maintenir un rôle stratégique dans la survie d'un grand nombre de personnes dans les montagnes italiennes. Les productions restent importantes en particulier par rapport à d'autres compartiments de fruits (châtaignier couvre 45% de la production de fruits italiens); en plus de satisfaire une consommation intérieure, la châtaigne devient l'objet d'un marché animé est le marché européen que d'outre-mer. Au cours des années 1951-1952 a été enregistré une production record avec une moyenne de ql. 09h38 à ha et une collection nationale estimée à ql. 1.692.000 de marrons réunis, les données exceptionnelles ont été enregistrées principalement en raison de l'une des fortes pluies d'été dans la seconde moitié du XXe siècle: 217,6 mm dont bien 121,6 en Août, le mois où le fruit a plus besoin d'eau de prendre consistance.
Après cette période prospère, dans la seconde moitié du XXe siècle, la châtaigne a montré une crise remarquable causée par plusieurs facteurs; d'une certaine façon, il a un impact sur le développement industrie, qui a incité les gens de la montagne de quitter la campagne et les cultures les plus mal à l'aise, ce qui réduit, par conséquent, les soins et l'attention à la châtaigne.
Importance châtaigne
L'importance que le fruit a toujours joué dans la culture de la châtaigne est attestée par un certain nombre de documents qui marquent le chemin peu à peu au fil du temps et ils comprendre comment elle a influencé la culture et de la politique des lieux. De plus, la vie du peuple a été étroitement liée à elle, depuis la châtaigne a été pendant longtemps l'une des principales sources pour l'alimentation et non a été surnommé par hasard « La céréale qui pousse sur l'arbre »[7], parce que tout comme la riz et blé d'un point de vue nutritionnel. Cela signifie qu'il pourrait trouver différentes façons de propagation de la plante, en essayant de affinarne la qualité, augmenter la variété et par conséquent d'améliorer le fruit qui pourrait être utilisé frais, séché ou broyé aux moulins.
Variété châtaigne
Il existe de nombreuses variétés de châtaignes et, par conséquent, des châtaignes. Ces variétés dépendent principalement de la hauteur et des endroits où ils poussent, de sorte que le paysage de la forêt est configuré avec des caractéristiques qui varient d'un endroit à l'autre.
L'enquête agraire de Jacini rappelle de nombreuses variétés de châtaignier intérieur, différentes les unes des autres à la fois pour l'épaisseur du fruit à la fois pour la qualité de la farine obtenue, qui peut être plus ou moins doux et stockable, en fonction de la résistance de la plante à des températures[8].
Fenaroli énumère les types de marrons suivants: Carpinese, Ciria, Loyola, Montan, Neiranda Brown Pastinese, Brandigliana, Alotta, Lizzanese, Agostana, Rossera, Bellina, Biancola, Invernizza, Raggiolana, Valcamonica, Verdesa, fronde, Pistolese, Torcione[9].
Les gens ordinaires parfois attribués aux châtaignes des noms qui changent d'une région à (par exemple. Le Ponticose semble être ainsi nommé du village de Pontecosi en province de Lucca); Certains, cependant, sont récurrents, comme Brown (de bonne qualité et de l'épaisseur).
En effet, au Moyen-Âge, la châtaigne a été utilisée sous forme de fruit, ou sous forme de farine de châtaigne, dans les périodes de famine, et pour survivre aux rigueurs de l'hiver. Les êtres humains l'ont alors cultivée, étudiée, et l'ont également testée dans leur pharmacopée.
Le rationalisme ce n’est pas un courant philosophique en tant que tel, c’est un kif, une fable, une histoire qu’on se raconte — peut-être la plus belle.
C’est, en philosophie, un genre qui prétend les englober tous : nominalisme, réalisme, constructionnisme, logicisme — un éventail de doctrines rafraîchissantes, mais toutes tenues par la main ferme du rationalisme.
Il est de bon ton de détester les -ismes. De les trouver totalitaires. L’Europe est précisément le lieu sur Terre ou s’étaient inventés, concentrés, le plus grand nombre d’isthmes, d’isthmes géographiques. N’ayant ainsi pu s’unir comme les doigts de la main, l’Europe, prise par la fièvre des marais, des détroits et des isthmes, se serait mise à arraisonner le monde pour contrôler ses mouvements erratiques,
C’était la perle de la French Tech au CES de Las Vegas il y a quelques années : une cuillère gyroscopique à compensation de mouvement qui promettaient aux malades atteint de Parkinson de retrouver une alimentation normale — leur main aurait beau trembler le contenu de leur cuillère parviendrait en entier dans leur bouche.
C’était comme une métaphore de l’Europe, ce continent impossible, schismatique, querelleur et polyglotte, incapable de reconstituer ne serait-ce que la moitié de l’Empire romain, mais rendu soudain capable, en découvrant le monde, le monde comme contrepoids à ses mouvements de pantin désarticulé, comme contre-mesure à ses troubles mystico-squelettiques, de se coordonner enfin et d’arraisonner, en à peine plus de trois siècles, l’immense majorité des terres émergées et la totalité des eaux — d’utiliser le monde comme un grand gyroscope à qui elle aurait demandé de guérir son âme et de tenir sa main. Une main qui n’aura jamais été aussi précise, que ce soit pour vider les temples incas de leur or, doser l’opium qu’elle administrera à la Chine ou tirer à travers la jungle inextricable des petites billes de plomb entre les yeux des tigres.
La main de l’occident n’a plus jamais raté sa bouche.
La raison, à l’ère postcoloniale, aura ainsi été accusé de ne relever, au mieux, que de la ruse, et le rationalisme que de la justification a posteriori de l’impérialisme — le rationalisme comme nationalisme de l’Europe.
Il est difficile aujourd’hui de rejeter ce sentiment.
Et cela m’incommode car l’un de mes livres préféré est l’un des plus beaux monuments du rationalisme européen, du rationalisme européen tardif dont j’espère qu’il n’est pas une sorte de tombeau — voire, si la chose n’a jamais existé, de cénotaphe.
C’est un livre paru en 1984. Il s’appelle Nécessité et contingence et c’est le chef d’oeuvre de Jules Vuillemin — le dernier représentant, peut-être, de ce grand rationalisme français qui trouva à s’incarner si merveilleusement dans l’histoire de la philosophie.
Et il s’agit bien d’une histoire de la philosophie. La plus complète jamais écrite à ce jour.
En même temps le livre possède un charme supplémentaire, qui le rend supérieur aux grands livres d’histoire de la philosophie de Cousin, Taine ou Gilson. Le livre de Vuillemin emprunte en effet à son époque un charme structuraliste supplémentaire, un élément d’intemporalité géniale.
Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de classer la totalité des systèmes philosophiques selon la réponse qu’ils ont apporté à un célèbre sphinx antique connu sous le nom d’aporie de Diodore, dit Diodore Kronos — Diodore Kronos qui devait dévorer uns à uns tous ses enfants philosophes, incapable de lui répondre correctement.
L’aporie se présente sous la forme de quatre phrases, toutes vraies et intuitives, prises individuellement, quatre phrases sur la nature du temps, aussi évidente que celle-ci, la première, qui dit que le passé est irrévocable. Mais ce que Diodore a montré c’est que ces quatre propositions ne peuvent être vraies toutes ensembles, et qu’on peut classer les différents systèmes philosophiques en fonction de celle qu’ils rejettent.
Le rationalisme occidental souffrirait donc d’une sorte de faille métaphysique inguérissable et tout son histoire serait marquée par diverses tentatives visant à la colmater.
Le rationalisme tiendrait moins de l’histoire triomphale, de l’histoire providentielle, que d’un réglage métaphysique impossible.
Et la dynamique de l’occident, cette grosse gelée de principautés et de royaume mise autrefois en mouvement par un moine qui, s’interrogeant sur la question de la grâce et de la providence, commença à décoller cette rustine chrétienne grossièrement posée sur l’aporie de Diodore, tient moins du triomphe de la raison que de sa poursuite effrénée.
Il était plus facile d’arraisonner le monde que de résoudre rationnellement l’aporie de Diodore, comme il est plus facile de réformer les cuillères que de réparer les neurones.